Union européenne

Les Européens se préparent à une sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord

Les eurodéputés ont débattu à Strasbourg au sujet du Brexit, le 16 janvier 2019.
Les eurodéputés ont débattu à Strasbourg au sujet du Brexit, le 16 janvier 2019. REUTERS/Vincent Kessler

Au lendemain du rejet de l'accord sur le Brexit par le Parlement britannique, un débat a eu lieu au Parlement européen à Strasbourg en présence de Michel Barnier, le négociateur européen sur le Brexit. Il estime que le risque d'une sortie du Royaume-Uni sans accord n'a jamais été aussi élevé.

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Avec notre envoyée spéciale à Starsbourg, Béatrice Leveillé

Michel Barnier a averti les eurodéputés : « Le risque d'un Brexit sans accord n'a jamais été aussi élevé ». Le négociateur en chef de l'Union européenne voudrait éviter un tel scénario, mais il appelle ses collègues européens à la lucidité, il faut intensifier nos efforts pour être préparés à cette éventualité. Guy Verhofstad, le président du groupe Alliance des démocrates et de slibéraux pour l'Europe,  le monsieur Brexit du Parlement européen, a affirmé que le Parlement continuerait quoiqu’il arrive à défendre l’intérêt des citoyens européens et des citoyens britanniques qui vivent dans l’Union européenne.

Pour l’instant, les Européens renvoient la balle dans le camp britannique : le vote à la Chambre des communes est loin d’apporter un projet alternatif. C’est au gouvernement britannique de clarifier sa position, mais des questions plus précises vont se poser : est-ce qu’il faut donner un peu plus de temps aux Britanniques et pour quoi faire ?

Les élections européennes ont lieu le 23 mai. Si le délai prévu à l’article 50 du Traité de l'Union européenne est prolongé pour permettre l’organisation d’un nouveau référendum au Royaume-Uni, les Britanniques devront élire de nouveau leurs eurodéputés. Un comble pour les Brexiters !

Une sortie sans accord est-elle une hypothèse crédible ?   

 

Cette hypothèse est tout à fait plausible dans le sens où si maintenant tout le monde s'arrête de travailler, c'est ce qui se passe par défaut. Donc par défaut, c'est une sortie sans accord. C'est un scénario dramatique à la fois sur le plan économique, plus encore sur le plan de droit des personnes...

Philippe Lamberts co-president du groupe des Verts au Parlement européen

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