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Grèce / Macédoine

Grèce: manifestation à Athènes contre l’accord sur la Macédoine, des heurts

Plusieurs dizaines de milliers de Grecs ont manifesté dimanche dans le centre d'Athènes avant le vote du Parlement grec, fin de semaine, de l'accord de Prespes.
Plusieurs dizaines de milliers de Grecs ont manifesté dimanche dans le centre d'Athènes avant le vote du Parlement grec, fin de semaine, de l'accord de Prespes. REUTERS/Alkis Konstantinidis
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A Athènes, plus de 60 000 personnes ont manifesté pour refuser que l’ancienne République yougoslave voisine prenne le nom de République de Macédoine du Nord. Depuis près de 30 ans, une majorité de Grecs estiment que seule la région grecque de Macédoine a le droit de porter ce nom. Mais l’accord de Prespes signé en juin pourrait changer ça. Il doit être ratifié par le Parlement grec d’ici la fin de la semaine, beaucoup dans la manifestation demandaient une consultation populaire.

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Avec notre correspondante à Athènes,  Charlotte Stiévenard

Devant le Parlement à Athènes, une banderole flotte sur laquelle on peut lire « Un référendum sur la Macédoine maintenant ». Litsa est éducatrice. Elle est venue de la ville de Kavala en Macédoine, la région grecque frontalière de l’ancienne République yougoslave du même nom.

« Νοus sommes Macédoniens, lance Litsa. Nous aimons notre patrie la Grèce. La Macédoine est grecque. Nous estimons qu’ils nous volent notre nationalité, notre personnalité. »

« Faites un référendum, Mr Tsipras, pour voir qui ment, qui est fasciste et qui est démocrate », réclame un des orateurs au micro.

Pour Litsa se serait une bonne idée : « Cela rendrait visible le fait que le peuple désapprouve cet accord », estime-t-elle.

Beaucoup dans la manifestation semblent en effet inébranlables comme Athina. Cette retraitée estime que les Grecs ont aussi leur mot à dire sur le nom du pays voisin : « Ces gens sont sans patrie et ils veulent s’approprier le nom et l’identité. Nous ne leur donnerons pas », dit-elle.

La manifestation s’est déroulée dans le calme jusqu’à ce que des affrontements entre une vingtaine de casseurs et la police éclatent. Plusieurs journalistes ont été blessés, dont un par des membres supposés de l’Aube dorée, le parti néonazi.

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