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France / Climat

Changement climatique: nouvelle journée de mobilisation dans plusieurs pays

Sous la pluie, des dizaines de milliers de Belges ont défilé dans les rues de Bruxelles pour alerter sur le réchauffement climatique, le 27 janvier 2019.
Sous la pluie, des dizaines de milliers de Belges ont défilé dans les rues de Bruxelles pour alerter sur le réchauffement climatique, le 27 janvier 2019. REUTERS/Yves Herman
Texte par : RFI Suivre
7 mn

Tandis que « gilets jaunes » et foulards rouges ont battu le pavé ce week-end en France, les défenseurs de l’environnement se sont donné rendez-vous dans plusieurs villes d'Europe pour réclamer des mesures concrètes en faveur du climat.

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En dépit de la pluie et du froid, les associations qui relaient la mobilisation pour le climat ont organisé des rassemblements dans plusieurs pays européens ce dimanche après-midi. En France, une centaine de marches et de rassemblements ont été organisés tout au long du week-end.

A Lyon, des milliers de personnes se sont donné la main pour encercler la presqu'île à l'hyper-centre de la ville pour crier l'urgence climatique et demander une meilleure qualité de l'air localement. Ils étaient 5 000 selon les organisateurs – le mouvement citoyen Alternatiba – et selon la police pour cette 4e marche depuis septembre. Moins que le 8 décembre où ils étaient entre 7 et 10 000 personnes selon les sources.

« Aux arbres, citoyens », « quand c'est fondu, c'est foutu », pouvait-on lire sur les pancartes brandies à Strasbourg. La capitale alsacienne où se sont rassemblées environ 1 850 personnes selon les organisateurs, 1 650 selon la police.

Plus au sud, à Marseille, plusieurs centaines de personnes ont participé à deux flashmobs, restant figées dans des positions diverses durant cinq minutes avant de chanter « nous, nous changerons ». Cela « représente l'immobilisme, le déni et la peur qui fige la société face à l'urgence climatique », a commenté un collectif.

A Montpellier, des pancartes se sont adressées au président la République, « Macron, trop d'émissions », tandis qu'à Nice, où se sont réunies 3 000 personnes selon les organisateurs, les participants ont pris part à un « village des alternatives ».

C'est indéniable qu'il y a de plus en plus de gens qui sont sensibilisés à la cause et qui veulent passer à l'action. Du coup maintenant il s'agit de concrétiser ça.

Une agora pour le climat, place de la République à Paris

« Agora pour le climat » à Paris

A Paris, place de la République, une « agora pour le climat » s'est tenue, avec au programme des rencontres et des ateliers autour de plusieurs thèmes : « fin du monde / fin du mois » (en référence à la mobilisation des « gilets jaunes »), « le grand débat » (en référence aux rendez-vous proposés par le gouvernement pour désamorcer précisément la crise des « gilets jaunes ») , « désobéir pour le climat », « mobilisation étudiante » ou encore « changer sa ville ».

Après le succès des précédents rendez-vous organisés désormais mensuellement, il s’agit de maintenir la pression, expliquent les associations organisatrices comme Alternatiba, les Amis de la terre, Unis pour le climat ou encore ANV-Cop21. En ligne de mire : la grève mondiale pour le climat du 15 mars et la grande journée de mobilisation prévue le lendemain.

Des dizaines de milliers de manifestants à Bruxelles

Un mouvement relayé dans de nombreux pays comme la Belgique. Environ 70 000 personnes ont défilé à Bruxelles, selon le décompte de la police locale, deux jours après le succès d'un rassemblement similaire à l'initiative de la jeunesse belge.

Le cortège, familial, rassemblant tous les âges au son d'une fanfare, a traversé la ville depuis la gare du Nord jusqu'au Parlement européen. Les participants sont venus de tout le pays malgré une météo froide et pluvieuse. « Du changement chez les humains, pas du changement climatique », pouvait-on lire sur une pancarte. Ou encore : « Tous les films catastrophe commencent avec le gouvernement ignorant un scientifique », selon des images diffusées sur les réseaux sociaux et les médias belges.

Un cahier de revendications a été ouvert, pour tenter d'offrir des réponses au changement climatique dans tous les secteurs : bâtiment, industrie, déchets ou encore agriculture, a expliqué l'une des organisatrices, Marie Hayens, à la télévision publique RTBF juste avant le départ du cortège, ajoutant que « ce qui est important aussi, ce sont les possibilités de financement de toutes ces réformes que nous essayons de mettre en place avec nos représentants politiques ».

(avec AFP)

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