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France

L'usage fréquent du LBD, une quasi-exception française en Europe

Des membres des forces de l'ordre lors d'une manifestation des «gilets jaunes» près de l'arc de Triomphe, à Paris.
Des membres des forces de l'ordre lors d'une manifestation des «gilets jaunes» près de l'arc de Triomphe, à Paris. Fuente: Reuters.
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le Conseil d'Etat a rejeté vendredi les demandes de suspension de l'usage du lanceur de balles de défense (LBD) dans les prochaines manifestations de « gilets jaunes », estimant que le risque de violences rendait « nécessaire de permettre aux forces de l'ordre de recourir à ces armes ». Les LBD seront donc déployés ce samedi par les forces de l'ordre lors de l'acte XII des « gilets jaunes ». L'utilisation de ce type d'arme est pourtant loin de faire l'unanimité chez nos voisins européens.

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Dans son arrêt, le Conseil d'Etat relève que les manifestations ont été fréquemment l'occasion de violences volontaires, de destructions, des incidents qui pourraient se reproduire ce qui par conséquent rend nécessaire le recours à ces armes intermédiaires. Des armes appropriées pour faire face à ce type de situation, estiment les juges.

Pourtant, la France est l'un des rares pays européens à toujours utiliser les lanceurs de balles de défense. Un équipement banni depuis longtemps de l'arsenal des forces de l'ordre chez nos voisins européens, à l'instar de la Scandinavie et de l'Autriche. En Allemagne, seule une région sur 16 l'autorise dans le cadre d'opérations du maintien de l'ordre.

Au Royaume-Uni, après les émeutes de 2011 dans plusieurs grandes villes britanniques, la police avait obtenu le droit d'utiliser des LBD en cas de débordement. Mais dans les faits, leur utilisation reste rarissime, tout comme l'usage du gaz lacrymogène.

En Belgique le cadre d'utilisation est également restreint : intervention en prison ou neutralisation rapide d'une personne dangereuse. En Catalogne et au Pays basque, les polices régionales ont également renoncé à l'utilisation de balles en caoutchouc.

L'usage massif par les policiers de lanceurs de balle de défense lors de manifestation est quasiment une exception française en Europe.


Une pétition contre les LBD

Avant la nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes », une pétition contre l'utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD) diffusée sur internet par un neurochirurgien a récolté plus de 68 000 signatures.

Laurent Thines, chef de service au centre hospitalier de Besançon, a lancé il y a deux semaines ce « moratoire sur l'utilisation des armes sublétales ». Il dénonce l'utilisation des LBD mais aussi des grenades de désencerclement, « tout aussi dangereuses », par les forces de l'ordre.

J'ai pu visualiser des imageries radiologiques et des données médicales qui m'ont poussé à lancer cette pétition...

Laurent Thines

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