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Espagne

Espagne: en Catalogne, manifestation en faveur des indépendantistes détenus

Une foule compacte tend des banderoles sur lesquelles est inscrit «l'auto-détermination est un droit, pas un crime», à Barcelone, le 1er février 2019.
Une foule compacte tend des banderoles sur lesquelles est inscrit «l'auto-détermination est un droit, pas un crime», à Barcelone, le 1er février 2019. LLUIS GENE / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le procès contre les leaders indépendantistes commencera le 12 février prochain à la Cour suprême de Madrid. Hier, les neufs accusés emprisonnés de manière préventive ont été transférés dans une prison madrilène. L'occasion pour les indépendantistes de manifester une dernière fois avant le procès.

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Avec notre correspondante à Barcelone, Elise Gazengel

C'est une action surprise et symbolique qu'a organisée l'association indépendantiste ANC hier à Barcelone. Plusieurs de leurs membres ont occupé le siège de l'Union européenne et ont réclamé à l'institution de faire un geste pour les prisonniers catalans.

Pendant ce temps dehors, sur une estrade, le numéro 2 de l'association, Pep Cruanyes, dénonçait un procès injuste face à près de 4000 manifestants : « Que l'on soit aux portes d'un procès est, en soit, un fait que nous ne pouvons tolérer. »

Pour Elisabeth Hueso, au premier rang, la mobilisation est indispensable : « Ce n'est pas un procès politique mais un procès contre la démocratie parce qu'aujourd'hui c'est contre les indépendantistes mais la prochaine fois ce sera contre quelqu'un qui a des idées différentes. »

La présidente de l'ANC, Elisenda Paluzie, pense surtout que ce procès sera révélateur : « Avec ce procès, on va visualiser de façon très forte que l'Etat espagnol est en train de transformer un droit en un délit. Un référendum ne doit en aucun cas être considéré comme un délit dans le Code pénal. »

Aujourd'hui, peu d'indépendantistes ont l'espoir d'obtenir l'acquittement de leurs leaders. Le procès devrait durer plusieurs mois et tous affirment être prêts à les soutenir, s'il le faut, jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme.

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