Brexit

Brexit: des recrutements pour créer une cellule de crise qui fera fonctionner le pays

Un ferry «Spirit of France» arrive au port de Douvres lors d'un essai sur le comportement de la route en cas de «non-accord» sur le Brexit, dans le Kent, en Grande-Bretagne, le 7 janvier 2019.
Un ferry «Spirit of France» arrive au port de Douvres lors d'un essai sur le comportement de la route en cas de «non-accord» sur le Brexit, dans le Kent, en Grande-Bretagne, le 7 janvier 2019. REUTERS/Peter Nicholls

Alors qu’un accord sur le Brexit est toujours dans l’impasse et que la possibilité d’une sortie sans accord s’accroît, le gouvernement a commencé à recruter tous azimuts pour constituer une cellule de crise chargée de s’assurer que le pays continuera à fonctionner normalement même en cas de Brexit brutal.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Selon le quotidien The Guardian qui rapporte l’information, les responsables de la fonction publique ont prépositionné il y a quelque temps plus de 5 000 fonctionnaires pour former une sorte de centre de commandement d’urgence aux allures militaires.

Mais à moins de 50 jours désormais de la date officielle du Brexit, le gouvernement a décidé d’élargir le recrutement à des candidats externes : le profil recherché est celui d’individus « aux nerfs d’acier » dont la tâche serait d’aider les différents ministres à gérer des situations de crise en cas de « no deal ».

Ces candidats se voient offrir des salaires allant jusqu’à 450 euros par jour et doivent être prêts à commencer dès la fin du mois de février. Un ministère en particulier cherche de nouvelles recrues, celui de l’Environnement, de l’alimentation et des affaires rurales.

Il s’agit de faire face par exemple à l’amoncellement de déchets dont la collecte serait interrompue ou bien de gérer les camions de bétail coincés dans de possibles embouteillages dans le Kent près du port de Douvres, principal point de transit commercial entre le Royaume-Uni et l’UE.

Ces fuites savamment orchestrées sont destinées à montrer que le gouvernement est prêt à parer à toute éventualité après avoir été accusé d’avoir sous-estimé la possibilité d’un « no deal » et ses graves conséquences immédiates.

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