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France / Italie

L'ambassadeur de France en Italie bientôt de retour à Rome

Christian Masset va bientôt retrouver son ambassade à Rome.
Christian Masset va bientôt retrouver son ambassade à Rome. Lionel BONAVENTURE / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Une semaine après avoir rappelé son ambassadeur en réaction aux multiples provocations des vice-présidents du Conseil italien, la France s'apprête à le renvoyer à Rome.

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Si ce n'est pas encore la dolce vita, tout va beaucoup mieux entre Rome et Paris. Du moins officiellement. Mardi, Emmanuel Macron et Sergio Mattarella ont « réaffirmé l'importance pour chacun des deux pays de la relation franco-italienne » lors d'un entretien téléphonique.

L’ambassadeur français Christian Masset peut désormais reprendre son poste. Son rappel a été un geste symbolique destiné à poser des limites pour qu’une telle crise ne se reproduise pas, expliquent des sources diplomatiques.

Le 5 février, le vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio avait rencontré des « gilets jaunes » en France en dehors de tout cadre protocolaire, provoquant l'ire du gouvernement français. Deux jours plus tard, Paris rappelait son ambassadeur à Rome. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale les deux pays n'avaient connu pareille crise.

La coupe était déjà pleine. Depuis quelque temps, Luigi Di Maio et le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini multipliaient les provocations. Le premier avait accusé la France d’empêcher le développement de l’Afrique avec le franc CFA et de pousser les Africains sur la route de l’exil. En janvier, le second avait quant à lui publiquement espéré que les Français puissent se libérer d’un « mauvais président ».

« Nous avons des désaccords, concède ce jeudi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian dans le quotidien italien Corriere della Sera. Mais nous pouvons coopérer avec loyauté et respect ». Les désaccords sont en effet nombreux. Sur la question migratoire notamment, où la situation est tendue à la frontière. Mais « sur le terrain, la coopération est très bonne », affirme le ministre.

Autre dossier qui risque de susciter des tensions, celui des ex-terroristes ou militants des années de plomb réfugiés en France. Rome a déjà lancé une demande d’extradition. « Les dossiers seront examinés au cas par cas, explique Jean-Yves Le Drian. Il ne faut pas instrumentaliser la situation alors que sur ce dossier aussi, la coopération est bonne. »

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