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Allemagne / Terrorisme

Jihadistes européens: un rapatriement «extrêmement difficile» pour Berlin

Heiko Maas, ici, le 9 mai 2018: pour le retour des ressortissants européens jihadistes, «nous avons besoin d'informations judiciaires, et cela n'est pas encore le cas».
Heiko Maas, ici, le 9 mai 2018: pour le retour des ressortissants européens jihadistes, «nous avons besoin d'informations judiciaires, et cela n'est pas encore le cas». Odd ANDERSEN / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Pour le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, il semble « extrêmement difficile » d'organiser aujourd'hui un rapatriement des jihadistes européens du groupe Etat islamique retenus en Syrie. Un retour pourtant exigé par le président américain, Donald Trump.

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Le retour des jihadistes européens du groupe Etat islamique retenus en Syrie ne pourra être possible que si « nous pouvons garantir que ces personnes soient immédiatement envoyées ici devant un tribunal et qu'elles seront mises en détention », a déclaré, dimanche 17 février au soir, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas sur la première chaîne de télévision allemande ARD.

Pour cela, « nous avons besoin d'informations judiciaires, et cela n'est pas encore le cas », a-t-il dit jugeant dans ces conditions un rapatriement « extrêmement difficile à réaliser ». Par ailleurs, interrogée par le journal Bild, la ministre de la Défense Ursula von der Leyen a indiqué que l'Allemagne devait « pouvoir garantir que des poursuites judiciaires sont possibles ici ».

Concertations

Berlin veut « se concerter avec la France et la Grande-Bretagne (...) sur la façon de procéder », a-t-il encore précisé. Le sujet doit être évoqué ce 18 février par les ministres européens des Affaires étrangères qui se rencontrent pour discuter entre autres de « la situation en Syrie, en particulier les derniers développements intervenus sur le terrain », selon l'ordre du jour de la réunion.

Le président américain Donald Trump a exhorté dimanche les Européens à reprendre leurs centaines de ressortissants détenus en Syrie après avoir rejoints les rang de l'EI. Le groupe jihadiste est sur le point d'être définitivement vaincu dans ce pays par l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS). Mais le sort des étrangers retenus par les forces kurdes n'a toujours pas été tranché. Ils sont Français, Allemands, Irlandais, Italiens, Anglais ou encore Canadiens. Les hommes sont en prison, les femmes et les enfants dans des camps de déplacés.

Après sa réticence initiale, Paris semble envisager le retour de ces ressortissants. Une source proche du dossier en France a évoqué le cas de 150 Français, dont 90 mineurs. En Belgique, le ministre de la Justice, Koen Geens, a réclamé dimanche une « solution européenne », appelant à « réfléchir tranquillement et regarder ce qui comporte le moins de risques sécuritaires ».

(avec AFP)

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