Royaume-Uni

Brexit: le secteur automobile et bancaire en ordre de marche

Le groupe HSBC basé à Londres va transférer toutes ses succursales européennes, sauf l'Allemande, à sa filiale française.
Le groupe HSBC basé à Londres va transférer toutes ses succursales européennes, sauf l'Allemande, à sa filiale française. REUTERS/Hannah McKay

Theresa May est, ce mercredi 20 février 2019, à Bruxelles. La Première ministre britannique est en quête de modifications pour l'accord sur le Brexit conclu avec l'Union européenne. Elle rencontre notamment le président de la Commission, Jean-Claude Juncker. Il y a urgence, car à six semaines du Brexit, les annonces de fermetures d’usines et les relocalisations se multiplient.

Publicité

Dernière annonce en date, la fermeture d’ici deux ans, de l’usine de Honda de Swindon en Angleterre. 3 500 personnes travaillent actuellement dans cette usine automobile située dans le sud-ouest du pays. L’annonce de Honda arrive deux semaines après la décision du japonais Nissan de ne pas construire son nouveau crossover en Angleterre. C’est plus de 10% de la production automobile du Royaume-Uni qui va disparaître, d’ici 2021.

Toujours dans l’automobile, le constructeur allemand BMW a annoncé que sa toute nouvelle BMW « série 1 » sera construite dans ses usines allemandes, et non pas sur le site d’Oxford comme prévu. Enfin, Jaguar Land Rover et Ford vont réduire leur présence sur le territoire britannique.

Relocalisation de banques en Europe

Le secteur de la banque se réorganise également. Bank of America va réduire son périmètre à Londres et transférer ses activités à Paris. Même démarche pour la banque britannique HSBC qui va transférer toutes ses succursales européennes, sauf l'Allemande, à sa filiale française. Les banques américaines, Goldman Sachs et Citygroup ont, elles, choisi de s'installer à Francfort. Plusieurs établissements financiers japonais également.

Autre coup dur pour le Royaume-Uni, les départs de deux géants de l'électronique. Le Japonais Sony et le Britannique Dyson, vont déménager leur siège, hors du pays. Sony transfère son siège européen aux Pays-Bas alors que Dyson, l’inventeur britannique des aspirateurs sans fil, va s’installer à Singapour. Cette décision fait polémique au Royaume-Uni. L’industriel James Dyson, partisan du «no deal» est, en effet, un défenseur déclaré du Brexit.

Sans compter le gel d'investissements : les entreprises sont de plus en plus nombreuses à revoir leurs projets d’investissements. De quoi inquiéter le gouvernement, alors que l’économie britannique ralentit. La Banque d'Angleterre a abaissé ses prévisions de croissance du produit intérieur brut pour 2019 à 1,2% contre une estimation précédente à 1,7% publiée en novembre dernier.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI