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Hongrie

Campagne d’affichage controversée en Hongrie: Viktor Orban ne lâche rien

La campagne controversée du gouvernement hongrois mettant en scène le milliardaire George Soros et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à Budapest, le 21 février 2019.
La campagne controversée du gouvernement hongrois mettant en scène le milliardaire George Soros et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à Budapest, le 21 février 2019. REUTERS/Tamas Kaszas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Depuis le 18 février, une campagne d'affichage en Hongrie suscite la controverse. Elle représente le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et du milliardaire d’origine hongroise George Soros, accusés par le gouvernement hongrois de favoriser l'immigration illégale.

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Jean-Claude Juncker et George Soros continueront de ricaner encore une dizaine de jours sur les murs de Budapest et dans toute la Hongrie. Pas question pour le gouvernement nationaliste et conservateur d’écourter sa campagne d’affichage anti-migrants. Cette « campagne d'information (...) arrivera à son terme, comme prévu à l'origine, le 15 mars », a déclaré sur Twitter le porte-parole du gouvernement Zoltan Kovacs.

Cette campagne a été lancée la semaine dernière sous le slogan « Vous aussi avez le droit de savoir ce que Bruxelles prépare ». Elle représente le président de la Commission européenne et le milliardaire américain d'origine hongroise, accusés par Budapest de vouloir obliger les pays de l'Union européenne à accepter des réfugiés et de chercher à affaiblir les gardes-frontières nationaux.

Mais elle ne passe pas auprès des alliés européens du Fidesz, le parti du Premier ministre hongrois Viktor Orban. Le chef de file du Parti populaire européen (PPE), l'Allemand Manfred Weber, a ainsi estimé dans une interview qu'« avec ses déclarations et sa campagne d'affichage, Viktor Orban a considérablement nui au PPE. » La famille des droites européennesenvisage ainsi d’exclure le Fidesz.

Ces menaces ne semblent pas inquiéter le Premier ministre hongrois. A l’approche des élections européennes, il continue d’orienter les débats sur le seul thème migratoire. Viktor Orban a d’ailleurs prévenu qu’une nouvelle campagne d’affichage était prévue. George Soros, véritable bouc émissaire du pouvoir sera toujours présent. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sera lui remplacé par son vice-président, Frans Timmermans.

La procédure d’exclusion de la formation de Viktor Orban devrait être à l’ordre du jour de l’assemblée politique du PPE, le 20 mars prochain.

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