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UE/Renseignement

UE: vers une culture européenne du renseignement?

Le président français Emmanuel Macron lors de son discours de clôture du premier collège du renseignement qui s'est tenu à Paris le 5 mars 2019.
Le président français Emmanuel Macron lors de son discours de clôture du premier collège du renseignement qui s'est tenu à Paris le 5 mars 2019. Ludovic Marin/Pool via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le premier collège du renseignement en Europe vient de terminer ses travaux à Paris. Les principaux responsables des services de renseignements d'une trentaine de pays, tous européens, avaient été conviés dans la capitale française pour deux jours d'échanges et de débats.

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Les conclusions n'ont pas été rendues publiques, mais l'idée de ce collège du renseignement est de faire progresser les Européens vers une culture stratégique commune face à des menaces partagées. Un objectif qui s’annonce compliqué tant le secteur du renseignement reste un monde cloisonné et intrinsèquement lié aux intérêts nationaux.

Au sein des services d'espionnage, « le donnant-donnant reste bien souvent la règle » rappelle un expert du renseignement. « Le partage dépend du contexte politique et des intérêts de chacun ; les informations les plus sensibles sont jalousement conservées », poursuit-il. 

« Il ne s'agit pas uniquement d'égoïsmes nationaux, mais des règles et des normes qui freinent la transmission d'informations classifiées vers un partenaire étranger, même européen », fait remarquer un officier français préférant garder l'anonymat.

Exister face aux grandes puissances du renseignement

Avec ce collège du renseignement en Europe, Paris souhaite apparaitre comme le pays en pointe dans un secteur où c'est la discrétion qui prime. Pour pousser les services à se parler davantage en Europe et à se faire confiance, Emmanuel Macron plaide pour une nouvelle culture et l'émergence d'une souveraineté européenne afin de ne pas dépendre des informations glanées par les grandes puissances : Etats-Unis, Chine et Russie en tête.

Ce collège se veut à terme un lieu d'échange et de dialogue, rassemblant des acteurs venant des services, mais aussi du monde universitaire ou de la recherche. En aucun cas il ne préfigure un service de renseignement européen, ce domaine étant une prérogative nationale et non communautaire, a rappelé le président de la République.

A (RE)LIRE → UE: une coopération transfrontalière renforcée contre la criminalité et le terrorisme

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