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Union européenne / Royaume-Uni / Brexit

Royaume-Uni-UE: Theresa May veut reporter le Brexit au 30 juin

La Première ministre britannique Theresa May photographiée lors du sommet européen du 13 décembre 2018 à Bruxelles.
La Première ministre britannique Theresa May photographiée lors du sommet européen du 13 décembre 2018 à Bruxelles. REUTERS/Francois Lenoir/File Photo
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Ce 19 mars 2019, la Première ministre britannique Theresa May a annoncé avoir demandé devant le Parlement un report du Brexit à l'Union européenne jusqu'au 30 juin. Mais, rapidement, la Commission européenne a indiqué que ce report poserait « de graves risques juridiques et politiques ».

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Theresa May a profité de la séance hebdomadaire de questions au Premier ministre pour informer les députés du contenu de la lettre qu’elle a adressée à Donald Tusk. Elle y écrit qu’elle se voit obligée de demander un report de la date du Brexit, et en rend responsables à la fois le Parlement britannique, qui a rejeté deux fois son accord de retrait, mais aussi le président de la Chambre, John Bercow, qui, lundi a opposé son veto à une troisième tentative de faire passer cet accord s’il restait exactement le même.

Un troisième vote ?

Par conséquent, la Première ministre dit espérer que les Vingt-Sept vont ratifier les concessions qu’elle avait obtenues de Bruxelles, et les informe qu’elle soumettra une troisième fois son accord de divorce au vote des députés britanniques dès que possible, avec comme objectif, s’il est approuvé, de sortir de l’Union européenne d’ici le 30 juin.

Evidemment, Theresa May ne précise pas de date pour ce troisième vote, car il faut d’abord qu’elle réussisse à convaincre assez de « Brexiters » et le parti unioniste nord-irlandais (DUP) de le soutenir, ce qui n’est pas gagné. D’ailleurs, la décision de la dirigeante de finalement demander un report court du Brexit à l’Union européenne vient de provoquer une nouvelle crise au sein du Parlement et de son gouvernement. Les députés et ministres pro-européens sont furieux que Theresa May ait opté pour une extension courte et l’accuse d’avoir finalement cédé à la pression de ses ministres « brexiteurs » qui ne voulaient pas d’un long report pouvant aller jusqu’à deux ans, et qui menaçaient de la faire tomber.

« Graves risques juridiques et politiques »

Un report de la date du Brexit jusqu'au 30 juin, comme l'a réclamé la Première ministre britannique Theresa May, entraînerait « de graves risques juridiques et politiques » pour l'UE d'après la Commission européenne, selon un document interne vu par l'Agence France-Presse.

Dans cette note présentée aux commissaires mercredi matin, l'exécutif européen plaide soit pour un report jusqu'au 23 mai, avant les élections européennes, soit jusqu'au moins fin 2019. Dans ce deuxième scénario, cette période pourrait « être raccourcie si une solution était trouvée avant son expiration ». Quoi qu'il en soit, les dirigeants des Vingt-Sept ne devraient envisager qu'une « seule prorogation, plutôt qu'une série de prorogations », a insisté la Commission, s'inquiétant du risque de maintenir l'Union européenne « dans l'incertitude pendant une longue période ».


Un court report « possible » mais sous conditions

Mercredi, le président du Conseil européen a déclaré que les dirigeants des pays de l'UE sont prêts à accorder au Royaume-Uni une « courte extension » de la période précédant son départ s'il y a « un vote positif » des députés britanniques sur l'accord de Brexit déjà négocié avec Theresa May.

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