Russie / États-Unis

Moscou met en garde Washington sur la présence de l'Otan en mer Noire

En renforçant la présence de l'Otan dans la mer Noire, Washington affirme vouloir éviter de nouveaux affrontements. (Photo d'illustration).
En renforçant la présence de l'Otan dans la mer Noire, Washington affirme vouloir éviter de nouveaux affrontements. (Photo d'illustration). DANIEL MIHAILESCU / AFP

Alors que Washington affirme vouloir « protéger » l’Ukraine face à la marine russe et garantir l’accès au détroit de Kertch, les autorités russes considèrent qu'il s’agirait, là, d’une nouvelle « provocation » de la part des États-Unis.

Publicité

Les États-Unis travaillent à un plan prévoyant l'envoi de nouveaux navires de l'Otan en mer Noire, en réponse à l'affrontement armé entre les marines russe et ukrainienne en novembre dernier en mer d'Azov, au large de la Crimée. Cette proposition doit être étudiée ce mercredi et jeudi lors d'une réunion à Washington des ministres de la Défense de l'Otan.

Mais les réactions se multiplient déjà à Moscou. Pour le porte-parole du Kremlin, la Russie accueille de manière « négative » la volonté affichée par Washington de renforcer sa présence navale en mer Noire, rapporte notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot.

Même son de cloche du côté de la diplomatie russe : le vice-ministre des Affaires étrangères Alexandre Grouchko affirme que la Russie prendra « les mesures militaires nécessaires » si l’Alliance atlantique décidait de déployer des moyens supplémentaires pour protéger les navires ukrainiens.

Au cœur de ce nouveau point d’accroche entre Moscou et Washington : le détroit de Kertch et les difficultés rencontrées par la marine ukrainienne pour accéder à la mer d’Azov, partagée entre l'Ukraine et la Russie.

En novembre dernier, les garde-côtes russes avaient arraisonné des navires de guerre ukrainiens qui tentaient d'y pénétrer. L'armée ukrainienne avait fait état de six blessés. Vingt-cinq marins ukrainiens sont, depuis, retenus prisonniers.

Avant cela, Kiev et les Occidentaux accusaient déjà depuis des mois la Russie d'« entraver » délibérément la navigation des navires commerciaux par le détroit de Kertch, dont Moscou revendique le contrôle depuis l'annexion de la Crimée, qui lui offre la maîtrise des deux rives.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail