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Brexit

Brexit: l’UE reste sceptique sur la nouvelle demande de report de Theresa May

Le négociateur de l'Union européenne pour le Brexit Michel Barnier assiste à une session plénière au Parlement européen à Bruxelles, le 3 avril 2019.
Le négociateur de l'Union européenne pour le Brexit Michel Barnier assiste à une session plénière au Parlement européen à Bruxelles, le 3 avril 2019. REUTERS/Francois Lenoir
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Alors que la Première ministre britannique rencontre le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn mercredi 3 avril pour trouver un compromis sur le Brexit afin d'éviter une sortie de l'UE sans accord le 12 avril prochain, les Européens semblent très peu enthousiasmés par la nouvelle proposition de report de la date butoir de Mme May. Leur prudence et scepticisme ne devraient pas lui laisser une grande marge de manœuvre.

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Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

L’Union européenne (UE) pourrait accepter un report pour ne pas devoir endosser la responsabilité politique d’une sortie du Royaume-Uni sans accord, mais la Commission européenne vient de décrire comment les contrôles douaniers seraient rétablis si ce scénario devait tout de même se concrétiser.

Les Européens ont trop entendu Jeremy Corbyn évoquer la nécessité d’une solution alternative pour en être vraiment enthousiastes : ils répètent depuis mardi 2 avril que l’accord de sortie négocié avec le gouvernement britannique est le seul possible à leurs yeux.

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar estime que Theresa May a encore un peu de temps pour présenter à l’(UE) des propositions et qu’il faudra rester ouvert à toute solution. Le président du conseil européen, Donald Tusk est sur la même longueur d’onde puisqu’il préconise la patience, mais ils sont parmi les rares à adopter un ton conciliant.

Bruxelles avait donné jusqu’à vendredi 29 mars à Londres pour ratifier l’accord de sortie, et obtenir un ainsi un report jusqu’au 22 mai. Ce délai-là n’est donc plus sur la table. Le ministre allemand des Affaires étrangères souligne que cette échéance est désormais dépassée, alors que pour l’instant, c’est l’Allemagne qui avait paru la plus patiente.

En fin de compte, la France se montre aujourd’hui la moins prête à l’indulgence : lors d'une rencontre avec le chef du gouvernement irlandais, le président Emmanuel Macron a refusé mardi 2 avril que l’Europe soit « durablement l'otage de la résolution d'une crise politique au Royaume-Uni ».

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