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Espagne / Pedro Sanchez

Espagne: Pedro Sanchez dit «non» à l'indépendance de la Catalogne

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors de son arrivée à un sommet à Bruxelles, le 22 mars 2019.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors de son arrivée à un sommet à Bruxelles, le 22 mars 2019. Julien Warnand/Pool via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Tant que les socialistes seront au pouvoir, « il n'y aura pas d'indépendance en Catalogne » ni de référendum d'autodétermination, a déclaré le chef du gouvernement espagnol. Des déclarations faites ce dimanche 7 avril, lors d'une réunion du Parti socialiste à Saragosse (nord-est), à trois semaines des législatives anticipées du 28 avril.

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Pedro Sanchez a souligné le caractère anticonstitutionnel d'une éventuelle indépendance catalane et le fait que « la communauté internationale avait tourné le dos aux leaders indépendantistes », en référence à la tentative de sécession d'octobre 2017. Il a assuré qu'une telle option ne « se produirait pas, surtout et d'abord, parce que les Catalans eux-mêmes ne veulent pas l'indépendance de la Catalogne ».

Ces déclarations interviennent après la polémique suscitée par les propos fin mars d'un dirigeant socialiste en Catalogne, Miquel Iceta, qui avait déclaré dans une interview que si « 65% des citoyens (catalans) veulent l'indépendance, la démocratie doit trouver un mécanisme pour le permettre ».

La droite avait fustigé ces déclarations, affirmant que le Premier ministre était en train de « négocier l'indépendance de la Catalogne » avec les séparatistes.

La population catalane (7,5 millions d'habitants) est divisée à parts à peu près égales entre partisans et adversaires de l'indépendance, mais les séparatistes ont remporté une courte majorité des sièges au parlement régional en 2015 et en 2017.

Depuis son arrivée au pouvoir en juin dernier, Pedro Sanchez a cherché à nouer un dialogue avec les séparatistes, contrairement au gouvernement conservateur précédent. Mais les discussions ont tourné court, les séparatistes reprochant au gouvernement ne pas répondre à leurs demandes et la droite l'accusant de céder au « chantage » des premiers.

À écouter aussi : Espagne: comment la Catalogne a déclenché une crise politique? (Décryptage)

Le chef du gouvernement a été contraint en février de convoquer des élections anticipées après le rejet au Parlement de son budget par les séparatistes catalans et la droite.

Le problème de la Catalogne n'est pas l'indépendance, mais la « cohabitation », aussi pour le résoudre, il y a deux chemins, a poursuivi le chef du gouvernement: « Continuer la confrontation, comme le veulent la droite et les indépendantistes, ou appeler au dialogue (...), ce que défend le Parti socialiste ».

(Avec AFP)

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