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Royaume-Uni / Brexit / UE

«Brexit de Halloween»: un cadeau ou un piège?

La Première ministre britannique Theresa May quitte le sommet sur le report du Brexit, à Bruxelles le  11 avril 2019.
La Première ministre britannique Theresa May quitte le sommet sur le report du Brexit, à Bruxelles le 11 avril 2019. REUTERS/Eva Plevier
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les dirigeants européens ont dit « oui » à un report flexible du Brexit pouvant aller jusqu’au 31 octobre et qui évite une sortie brutale vendredi 12 avril. Une nouvelle date rebaptisée « Halloween Brexit » par les médias britanniques, tombant le jour de la fête des sorcières. La Première ministre Theresa May devait s'exprimer devant les parlementaires en début d'après-midi.

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Après de longues tractations, les Européens ont finalement choisi le 31 octobre. Ils étaient partagés entre accorder une extension courte au 30 juin, comme le souhaitait Theresa May, et une plus longue pouvant aller jusqu’à un an. Ils ont donc coupé la citrouille en deux.

Pourtant, le spectre d’un Brexit sans accord pourrait réapparaître à cette date, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. Filant la métaphore, les médias britanniques se posent la même question que les enfants le jour de Halloween : « trick or treat ? », est-ce un cadeau ou un piège, cette rallonge de six mois ?

Elle soulage un peu la pression sur la Première ministre et le Parlement, afin de travailler plus calmement à trouver une solution de compromis et ratifier un accord de sortie. Et si possible, d’ici le 23 mai pour éviter de participer aux élections européennes, qui ne sont souhaitées par personne outre-Manche.

Reprise des négociations avec l’opposition du Labour

Theresa May doit d’ailleurs signaler la reprise et l’intensification des pourparlers avec l’opposition travailliste jeudi 11 avril pour trouver un accord. La Première ministre britannique doit aussi s’exprimer ce même jour  devant le Parlement, notamment pour se justifier après avoir obtenu une extension plus longue qu’elle ne demandait : elle voulait un report jusqu’au 30 juin.

Le Royaume-Uni devra se contenter plutôt de la date du 31 octobre, sauf s’ils approuvent un accord de sortie entre-temps.

Les conservateurs pour la démission de Theresa May au plus tôt

Mme May doit, dans le même temps, affronter l’exaspération de son parti conservateur et notamment celle des brexiters. Ceux-ci sont furieux de voir l’élan vers le Brexit coupé net. Ils veulent sa démission le plus tôt possible et voient dans ce délai de six mois l’opportunité d’organiser des élections internes pour choisir un nouveau leader.

Mais les brexiters ne sont pas les seuls à « comploter » : pour le camp inverse, chez les pro-Européens, cette extension serait l’occasion de réclamer encore plus fort un second référendum, voire l’arrêt pur et simple du Brexit.

Mais les questions sur ce report demeurent et elles sont nombreuses : « Quels droits au sein de l'UE pour les Britanniques » ? La presse allemande et l'hebdomadaire Zeit se demandent s'ils sont « condamnés à rester » dans ce que le journal qualifie de nouvelle « situation grotesque ».

Macron a été « le plus agaçant autour de la table » de négociation

Le président français a affiché sa ferme opposition à un report long que prônait la majorité des États membres, dont l'Allemagne, habituelle alliée d'Emmanuel Macron. Une position que de nombreux médias européens ont qualifiée d'« arrogante », notamment The Guardian : « Pour une fois, le plus agaçant autour de la table, ce n'était pas la Première ministre britannique », mais Emmanuel Macron.

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