Economie

La direction de Bayer mise en minorité par ses actionnaires

Werner Baumann, PDG de Bayer, lors de l'assemblée générale du groupe à Bonn, en Allemagne, le 26 avril 2019.
Werner Baumann, PDG de Bayer, lors de l'assemblée générale du groupe à Bonn, en Allemagne, le 26 avril 2019. REUTERS/Wolfgang Rattay

Après le rachat en 2018 du géant américain des pesticides Monsanto, la société allemande fait face aux critiques de toutes parts. Des procès aux États-Unis lui ont coûté cher et son image est des plus négatives.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut,

Des abeilles mortes que piétinent les actionnaires de Bayer, de jeunes défenseurs de l’environnement de « Fridays for future » criant « nous sommes ici, nous faisons du bruit parce que vous nous volez notre avenir ». Déjà à l’extérieur, l’assemblée générale de Bayer a été tumultueuse, vendredi 26 avril.

A l’intérieur, les actionnaires ont dit tout le mal qu’ils pensaient de la direction du groupe, dont le cours en bourse a baissé de près de 40 % depuis l’acquisition de Monsanto. « En deux ans, Bayer, le géant pharmaceutique est devenu un nain » résume le responsable du fonds géré par les caisses d’épargne allemandes.

Le patron de Bayer, Werner Baumann, a reconnu que le rachat du géant américain des pesticides et des OGM Monsanto avait eu des conséquences négatives pour Bayer. L’entreprise a été condamnée à deux reprises à verser de lourdes indemnités en lien avec le produit phare de Monsanto, le glyphosate, accusé d’être cancérigène.

Plus de 13 000 requêtes contre ce produit ont été déposées aux États-Unis. Pour autant, Werner Baumann se veut optimiste et espère obtenir gain de cause en appel. Il reste convaincu du caractère sûr du glyphosate et défend la pertinence économique de ce rachat historique pour 63 milliards de dollars.

► Lire aussi : Le glyphosate en cinq questions

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