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Union européenne

UE: à Sibiu, le sommet des bonnes intentions

Les dirigeants des Vingt-Sept en sommet informel à Sibiu, en Roumanie, le 9 mai 2019.
Les dirigeants des Vingt-Sept en sommet informel à Sibiu, en Roumanie, le 9 mai 2019. Ludovic Marin/Pool via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A trois semaines des élections européennes, les Vingt-Sept se sont réunis ce jeudi 9 mai à Sibiu, en Roumanie, pour réfléchir à l'avenir de l'Europe sans les Britanniques. Un sommet informel plein de bonnes intentions, mais avec au final peu de concret.

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Avec notre envoyée spéciale à Sibiu,Anastasia Becchio

À Sibiu, les Vingt-Sept se sont contentés de grandes déclarations de principes. Les dix engagements qui y ont été pris ressemblent plus à un catalogue de bonnes intentions. Il y est question de défendre une seule Europe, d’est en ouest et du nord au sud, ou encore de rester solidaires, parler d’une seule voix. Si cela a été le cas pour le Brexit, les divisions sont importantes sur bien d’autres sujets. Autant dire qu’il va falloir travailler dur ces prochaines semaines pour élaborer la feuille de route des cinq prochaines années. Elle doit être prête pour le Conseil européen de juin.

Même sur un sujet comme la lutte contre le réchauffement climatique, les Vingt-Sept ne sont pas sur la même longueur d’onde. Emmanuel Macron estime que l’Europe doit se fixer comme objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Un avis partagé par huit autres pays : l'Espagne, le Portugal, la Suède, ou encore le Benelux. Mais pas l’Allemagne.

La succession de Juncker en question

Autre sujet de dissensions abordé ce jeudi : la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne. Les Vingt-Sept ne sont pas d’accord sur le processus de désignation. Doit-il être le candidat désigné par le parti qui arrivera en tête le 26 mai ? Le Parlement européen a imposé ce principe, le principe du Spizenkandidat, mais il est loin de faire l’unanimité. Emmanuel Macron est l'un de ses plus farouches opposants. « Je n'y suis pas favorable parce que je suis cohérent, a lancé le président français. Moi j'étais favorable à des listes européennes. Les grands partis européens s'y sont opposés et le jour d'après ils veulent nous dire, nous on est pour que le candidat ce soit nous qui le choisissions en Europe. Ça s'appelle les candidats de la cuisine et je ne suis pas pour que la cuisine soit faite par les grands partis européens ».

Dans la même veine, le Luxembourgeois Xavier Bettel pointe le fait que les Spizenkandidaten sont souvent inconnus du grand public. Or, pour un projet fort, il faut un candidat fort, martèle Emmanuel Macron. « Nous devons prendre les meilleurs candidats possibles pour un projet européen fort et d'ambition »

Le mieux placé de ces candidats désignés par les partis européens est aujourd’hui le bavarois Manfred Weber, le discret et peu charismatique chef de file du PPE au Parlement européen. Angela Merkel lui a renouvelé son soutien, tout comme le chancelier autrichien Sebastian Kurz. D’autres, en revanche, au sein même de sa famille politique, affichent leur opposition. C’est le cas du Hongrois Victor Orban.
Les discussions promettent d’être délicates. Les dirigeants européens ont rendez vous le 28 mai, deux jours après les élections, pour tenter de trouver un compromis.

 

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