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Italie / Migrations Internationales

Migrants: surenchère à la tête de l'exécutif italien

Le leader du M5S et vice-Premier ministre italien, Luigi di Maio, présentait son programme électoral européen à Rome, le 2 mai 2019
Le leader du M5S et vice-Premier ministre italien, Luigi di Maio, présentait son programme électoral européen à Rome, le 2 mai 2019 REUTERS/Yara Nardi
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Luigi di Maio, le vice-Premier ministre italien du mouvement 5 étoiles (M5S) a critiqué ce samedi 11 mai le nouveau projet de décret anti immigration de Matteo Salvini son coéquipier de la Ligue à la tête du gouvernement. Un décret-loi qui renforce le pouvoir du ministère de l’Intérieur, dont Salvini a la charge. Un texte insuffisant, estime Luigi di Maio, alors que les opérations de secours se sont multipliées ces derniers jours en Méditerranée, et que le Croissant-Rouge tunisien annonçait ce jour même la mort de 60 migrants au large des côtes tunisiennes. Les tensions s’accentuent à la tête de l’exécutif italien à l’approche des élections européennes.

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Luigi Di Maio s’est dit samedi « très déçu » par le projet de décret de Matteo Salvini, car il ne prévoit rien pour accélérer l’expulsion des migrants en situation irrégulière. Un problème désormais plus important à présent que les ports sont fermés.

Pas assez fermés sans doute pour le ministre Salvini. Conformément à la législation internationale en effet, la justice et les autorités maritimes italiennes permettent encore à des migrants d’accoster dans le pays dont les ports sont sûrs.

Et dans son projet législatif, le patron de la Ligue avançant des questions de sécurité étend les compétences de son ministère de l’Intérieur, qui pourra désormais interdire lui-même l'entrée d'un bateau dans les eaux territoriales.

Son texte prévoit en outre de faire payer une amende de 3 500 à 5 500 euros pour chaque migrant conduit dans un port italien par un navire qui n'aurait pas respecté les consignes de la coordination des secours. Or cette coordination est le plus souvent confiée à la Libye, pays en guerre. 

À peine arrivé à Lampedusa, jeudi, le Mare Ionio, le navire affrété par le collectif d'associations Mediterranea, a été placé sous séquestre et son commandant accusé d'aide à l'immigration illégale. Mais le procureur d'Agrigente a fait savoir qu'il s'agissait d'une initiative policière et que l'équipage ne faisait pas l'objet d'une enquête judiciaire.

À lire aussi : Italie: l’impact du «décret Salvini» se fait sentir sur l’économie locale

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