Accéder au contenu principal
Union européenne

Élections européennes: la guerre des jeux vidéo en ligne

Nathalie Loiseau, tête de liste LaREM aux élections européennes, est l’héroïne du jeu Super Jam Bros.
Nathalie Loiseau, tête de liste LaREM aux élections européennes, est l’héroïne du jeu Super Jam Bros. Copie écran

A l'occasion de la campagne pour les européennes, plusieurs partis politiques ont choisi de développer des jeux en ligne, surfant ainsi sur la mode du retrogaming. C'est le cas des Jeunes avec Macron qui mettent en scène Nathalie Loiseau, tête de liste LaREM, affrontant Marine le Pen et Jean-Luc Mélenchon pour récupérer les étoiles européennes.

Publicité

Le phénomène du rétrogaming, c’est-à-dire la passion pour les anciens jeux vidéo sur consoles, est passé par là ! Nathalie Loiseau, tête de liste de La République En Marche aux européennes, est l’héroïne du jeu Super Jam Bros, qui, comme son nom l’indique, s'inspire de Super Mario. Créé à l’initiative du mouvement des Jeunes avec Macron, le jeu retrace le parcours de la candidate face à ses principaux rivaux.

Européennesland

Les gamers doivent récupérer les étoiles du drapeau européen, dérobés par des adversaires « populistes ». Les supers méchants à affronter en fin de niveau, sont représentés sous la forme de frelons jaunes. Dans le jeu, Marine Le Pen du Rassemblement National est prénommée « Marus Popus » et Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise devient, « Melanrus », contraction de son nom de famille et de Russie.

Aussitôt lancé, le jeu a provoqué une bataille de tweets entre militants. « Très belle création des Jeunes Macron pour sensibiliser les jeunes à l’importance de voter le #26Mai », s'exclament certains. « C'est tout ce que peut faire la "Frenchtech" de #Macron ? Ça valait le coût d'investir dans le numérique », répliquent les autres. Ce jeu vidéo, mis en ligne le 9 mai, a nécessité deux mois de travail et a été développé par la société allemande, AdAsGame pour un coût estimé entre 5 000 et 10 000 euros.

« Ecrabouiller » les patrons

En réponse au jeu vidéo, le Parti communiste français en a publié un autre, intitulé « Une ouvrière au Parlement européen » et qui met en scène Marie-Hélène Bourlard, figurant en deuxième position de la liste « L’Europe des gens, pas l’Europe de l’argent ». Dans le jeu, il faut sauter à pieds joints sur ses adversaires. « J'écrabouille des patrons…Mais aussi, les fachos, les financiers et les lobbyistes.... », prévient sur Twitter la candidate du PCF.

Ce n’est pas la première fois que le rétrogaming s’invite dans des campagnes électorales. Déjà en 2017, lors de la présidentielle, la France insoumise avait créé Fiscal Kombat, un jeu de plateforme musclé dans lequel l’avatar de Jean-Luc Mélenchon secouait ses opposants, afin qu’ils « rendent l’argent ».

Ces jeux vidéo font désormais partie de l’arsenal de la communication politique mais ne sont pas vraiment très subtils. Contrairement au candidat américain à la Maison Blanche, Barack Obama, qui, en octobre 2008 avait lancé une campagne d’affichage sur les panneaux publicitaires des routes virtuelles des jeux en ligne de sport automobile de l'éditeur Electronic Arts.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.