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Autriche / Élections européennes 2019

En Autriche, les deux partis au pouvoir s’affrontent pour les européennes

La campagne pour les élections européennes dans les rues de Vienne, le 26 avril 2019.
La campagne pour les élections européennes dans les rues de Vienne, le 26 avril 2019. REUTERS/Leonhard Foeger
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Autriche, pays dirigé depuis un an et demi par une coalition entre les conservateurs de l’ÖVP et le parti d’extrême droite FPÖ les sondages donnent le parti conservateur en tête et le FPÖ, en troisième position pour les élections européennes. Mais les deux partenaires doivent s’affronter lors de cette campagne pour les européennes, ce qui pourrait profiter aux sociaux-démocrates, actuellement 2e. Reportage.

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Avec notre correspondante à Vienne,  Isaure Hiace

Une campagne très à droite pour le FPÖ. Le chef du parti d’extrême droite, Heinz-Christian Strache, revendique en effet ouvertement la thèse du grand remplacement, selon laquelle les populations blanches européennes seraient, à terme, remplacées par des immigrés de couleur et majoritairement musulmans.

« Nous avons été élus pour mettre fin à cette tendance nocive, car les citoyens disent, et à juste titre, que cette situation ne leur plaît pas et qu'ils se sentent déjà comme des étrangers dans de nombreux endroits du pays », a-t-il déclaré.

Avec ce discours, le FPÖ cherche à se démarquer de son partenaire, le parti conservateur du chancelier Sebastian Kurz et espère ainsi attirer les électeurs de droite. Le chancelier qui essaie lui aussi de séduire les électeurs du FPÖ, avec un discours plus critique sur l’Union européenne, exigeant notamment le retrait de 1 000 règlements européens jugés inutiles.

« Nous voulons que l'Union européenne se concentre sur les grandes questions et laisse les États et les régions décider seuls pour les plus petits enjeux », affirme Sebastian Kurz.

Ce positionnement des deux partis du gouvernement pourrait peut-être profiter aux sociaux-démocrates, actuellement en deuxième position. C’est la conviction d’Andreas Schieder, tête de liste du parti : « Nous, nous parlons de ce qui préoccupe les gens au quotidien, c’est-à-dire la nécessité d’une Europe plus sociale et plus démocratique. »

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