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Pologne / Médias

En Pologne, la télévision publique accusée de propagande

Les bâtiments de la télévision publique polonaise (TVP) à Varsovie, en octobre 2015 (illustration).
Les bâtiments de la télévision publique polonaise (TVP) à Varsovie, en octobre 2015 (illustration). JANEK SKARZYNSKI / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Dans la campagne pour les européennes, le parti Droit et justice (PiS) au pouvoir en Pologne peut compter sur un allié de poids : la télévision publique polonaise (TVP).

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Avec notre correspondant à Varsovie, Thomas Giraudeau

À l’Obserwatorium Wyborcze, Marcin Skubiszewski et une dizaine de citoyens analysent, depuis trois mois, le journal télévisé du soir de la première chaîne publique. D’après eux, le camp au pouvoir a eu dix fois plus de temps d’antenne que le principal parti d’opposition.

« C’est ce qu’on appelle en français "servir la soupe". Il y a énormément de journalistes extérieurs qui parlent à la télévision nationale et ce sont toujours des journalistes du même bord, proche du gouvernement, dénonce Marcin Skubiszewski. Et quand le chef de l’opposition, M. Schetyna, dit quelque chose d’intelligent, on ne le dit pas. Quand il dit quelque chose de pas très intelligent, c’est répété des centaines de fois. »

La TVP n’a pas répondu à nos sollicitations. Au Conseil national de l’audiovisuel, dont les membres ont été nommés par le pouvoir, on estime que la TVP remplit ses missions de service public. « C’est le rôle de la télévision publique de présenter ce que fait le parti au pouvoir et le gouvernement. Mais en Pologne, il y a aussi des stations privées qui consacrent plutôt leur temps aux partis de l’opposition. Surtout TVN24, la chaîne d’information, qui leur est très favorable. Donc, finalement, il y a une sorte d’équilibre », estime Teresa Brykczynska, porte-parole du Conseil.

En 2017, des universitaires de Cracovie ont estimé que l’information traitée par la TVP, reprise en main par le pouvoir il y a trois ans, n’était ni impartiale ni pluraliste, que des reportages faisaient l’éloge du gouvernement. Deux ans plus tard, leur rapport serait toujours à l’étude au sein de la chaîne, et aucune sanction n’a été adoptée.

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