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Italie

Échec de la fusion Fiat-Renault: Rome tacle Paris

Le vice-président du Conseil italien et ministre de l'Industrie Luigi di Maio.
Le vice-président du Conseil italien et ministre de l'Industrie Luigi di Maio. Tiziana FABI / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Italie, on parle de divorce à la française en évoquant l'échec du projet de mariage dans l'industrie automobile entre le français Renault et l'italo-américain Fiat-Chrysler. Les deux explications avancées sont l’excès d’interventionnisme du gouvernement français et l’inertie totale du gouvernement italien.

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De notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Les partis politiques de l’opposition sont unanimes sur un point. Ils attribuent l’échec des noces entre Fiat Chrysler automobile et Renault, avant tout au souverainisme industriel français, fortement défendu par le président Emmanuel Macron et son ministre de l’Économie. Mais ils ne sont pas plus tendres avec le gouvernement M5S/La Ligue qui s’est totalement défilé. Alors que Fiat emploie plus de 80 000 personnes du nord au sud du pays.

De fait, le vice-président du Conseil italien et ministre de l’Industrie, Luigi Di Maio, ne s’est exprimé que ce vendredi 7 juin sur les ondes d’une radio privée pour déplorer l’ingérence de l’État français et dire que cette opération aurait pu être bénéfique à l’Italie et aux Italiens.

C'est l'interventionnisme d'Etat qui a causé l'échec de l'opération. Même Renault n'est pas très content de cet interventionnisme du gouvernement français. C'était une opération de marché qui pouvait aider. S'il y a une grande opération de ce genre, s'il y a une grande multinationale comme FCA, en face, elle doit parler avec son homologue, une autre entreprise. Les ministres ou carrément le président de la République n'ont pas à intervenir en permanence. Je pense que la France n'a pas fait bonne figure dans ce projet que NOUS avons respecté. Même si on était en contact avec la direction de FCA, c'est-à-dire de Fiat, on a respecté ce moment de négociation pour FCA.

Luigi di Maio

Quant aux syndicats italiens, contrairement à la CGT, ils n’applaudissent pas le retrait du groupe italo-américain. Ils estiment que c’est une grande opportunité perdue aussi bien pour la France que pour l’Italie et s’insurgent contre le désintérêt de Rome face au destin du secteur automobile en Europe.

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