Royaume-Uni

La «dispute» conjugale de Boris Johnson s'immisce dans la campagne

Boris Johnson est le favori dans la course à Downing Street face à Jeremy Hunt.
Boris Johnson est le favori dans la course à Downing Street face à Jeremy Hunt. REUTERS/Hannah McKay

Une « querelle » conjugale au domicile de Boris Johnson est venue semer le trouble dans la course à la succession de la Première ministre britannique Theresa May, alors qu’il inaugurait samedi 22 juin avec son rival Jeremy Hunt une série de seize rencontres avec les conservateurs organisés dans tout le pays.

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Avec notre correspondante à Londres, Marina Daras

Les deux candidats ont chacun à leur tour répondu samedi aux questions du journaliste Iain Bale ainsi que du public, mais Boris Johnson s'est refusé à répondre aux questions portant sur une querelle conjugale qui a nécessité l’intervention de la police au domicile de sa compagne et qui fait la une de la presse britannique depuis vendredi. La police est repartie après avoir vérifié que tout était en ordre. Mais cette querelle pourrait avoir un impact sur la campagne du chouchou des conservateurs.

« Je ne pense pas que les gens qui sont venus ici aujourd'hui veulent entendre parler de ce genre de choses, a balayé Boris Johnson. Les gens ont le droit de me poser des questions sur moi et sur ma détermination, mon caractère et ce que je veux faire pour le pays. Laissez-moi vous dire que lorsque je fais une promesse en politique sur ce que je vais faire, je tiens cette promesse. »

Son rival Jeremy Hunt continue quant à lui de capitaliser sur son expérience d’entrepreneur pour séduire un parti qui a toujours été orienté sur le commerce. « Si nous envoyons la mauvaise personne, on va tout droit à la catastrophe, a-t-il prévenu. Si vous me choisissez, je serai le premier Premier ministre à être entrepreneur de formation. Et qu'est-ce que nous, les entrepreneurs, nous faisons ? Nous négocions. Si nous envoyons la mauvaise personne, il n'y aura pas de négociations, pas de confiance, pas d'accord et peut-être même pas de Brexit. »

Les deux candidats vont donc sillonner le pays pendant un mois pour tenter de convaincre les 160 000 adhérents du Parti conservateur qui voteront pour désigner le prochain Premier ministre.

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