Royaume-Uni

Royaume-Uni: sous pression, Boris Johnson sort de son silence médiatique

Boris Johnson a accordé une interview à la BBC, lundi 24 juin 2019.
Boris Johnson a accordé une interview à la BBC, lundi 24 juin 2019. Capture d'écran BBC

Le favori à la succession de la Première ministre Theresa May est sorti de son silence lundi soir. Accusé de ne pas vouloir affronter les médias et son rival Jeremy Hunt, Boris Johnson a finalement accordé une interview à la BBC dans laquelle il répond à ses détracteurs à la fois sur son plan pour le Brexit, mais aussi sur la violente dispute avec sa compagne qui continue à faire les gros titres.

Publicité

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Marche arrière toute : l’équipe de campagne de Boris Johnson qui avait jusque-là protégé de tout faux pas son candidat loin des médias a changé de stratégie après avoir senti le vent tourner.

Il y a d’abord les attaques de plus en plus pressantes de son rival Jeremy Hunt, qui après lui avoir dit lundi : « Ne sois pas un lâche, sois un homme », le traite de « dégonflé » pour avoir refusé de l’affronter lors d’un débat prévu sur Sky News ce mardi et désormais annulé par la chaîne de télévision.

Surtout, il y a la violente scène de ménage avec sa compagne qui ne veut pas disparaître des unes de journaux. Pour contredire les rumeurs d’un couple en pleine crise, Boris Johnson et Carrie Symonds se sont laissé photographier ce week-end dans un décor bucolique, les yeux dans les yeux et tout sourire. Mais cette mise en scène qui ramène leur vie privée en première page leur vaut désormais d’être taxés d’hypocrisie, alors que Boris Johnson dit vouloir protéger ses proches de toute intrusion médiatique.

Pour limiter la casse, le candidat a donc accordé un entretien exclusif à la BBC lundi soir. Boris Johnson y défend son plan pour renégocier l’accord de Brexit et sortir de l’UE le 31 octobre. Mais face aux questions acérées d’une journaliste aguerrie, le candidat n’a fourni que des réponses évasives, confuses, contredisant ses promesses précédentes et qui augurent mal des relations futures avec Bruxelles ou le Parlement britannique s’il est finalement élu par les membres du parti conservateur.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail