Accéder au contenu principal
Défense

Otan: compte à rebours avant la fin du traité FNI

Donald Trump et Vladimir Poutine, en novembre 2018 à Buenos Aires.
Donald Trump et Vladimir Poutine, en novembre 2018 à Buenos Aires. Alexander NEMENOV / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le compte à rebours est enclenché avant la mort du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Les États-Unis accusent la Russie de ne pas se conformer à ce traité, qui interdit depuis 1987 les armes d'une portée comprise entre 500 et 5 500 km. Moscou a développé un nouveau missile de croisière pouvant potentiellement atteindre l'Europe occidentale.

Publicité

L'Otan ne cesse de dénoncer l'attitude de Moscou, et se dit prêt à apporter une « réponse défensive » si la Russie ne se conforme pas au traité. La question sera évoquée lors de la ministérielle de l'Alliance atlantique, qui s'ouvre ce mercredi 26 juin à Bruxelles, en présence des ministres de la Défense des pays membres.

À Bruxelles, le secrétaire de l'Otan, Jens Stoltenberg, prévient : le 2 août, le traité arrivera à sa fin et l'Alliance s'y prépare. « Notre objectif à présent, dit-il, est de continuer d’appeler la Russie à se mettre en conformité avec le traité FNI. Il nous reste cinq semaines, mais l’heure tourne. Et si la Russie ne se met pas en conformité, l’Otan se devra de répondre. »

Les SSC-8, des missiles à portée considérable

Cette réponse se veut défensive, mesurée et coordonnée : pas de déploiement de missiles en Europe, pas de courses aux armements. L'Otan devra rester une alliance crédible et dissuasive, indique-t-on, même si la Russie refuse de détruire les missiles incriminés (SSC-8). Corentin Brustlein, directeur du Centre des études de sécurité de l'Ifri, précise les enjeux sur ces missiles :

« Les Européens sont en première ligne. Le missile SSC-8 est un missile qui est à la fois d’une portée assez considérable, probablement entre 1 000 et 2 000 kilomètres, potentiellement à charge conventionnelle ou à charge nucléaire, et qui est mobile. Donc, selon les zones de déploiement en temps de paix, il pourra faire peser la menace sur certaines zones de l’Europe. Et Moscou garde la possibilité de le redéployer en dehors du territoire national. On a vu en Syrie des missiles balistiques courte portée. Il n’est pas impossible qu’à l’avenir une nouvelle opération de projection de force russe soit combinée avec le déploiement de ce type de missile ».

►À écouter aussi : Lignes de défense - Des missiles sur l'échiquier géopolitique européen

La Russie pour sa part a mis en garde en début de semaine, contre une crise mondiale comparable à celle de Cuba en 1962.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.