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Italie

Migrants: Carola Rackete, la capitaine du «Sea-Watch III» qui tient tête à Salvini

La capitaine du «Sea-Watch III», Carola Rackete, sur son navire le 26 juin 2019.
La capitaine du «Sea-Watch III», Carola Rackete, sur son navire le 26 juin 2019. Sea-Watch International via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

« Petite crâneuse, qui fait de la politique sur le dos des migrants » : c’est ainsi que Matteo Salvini qualifie la capitaine du « Sea-Watch III », qui a décidé de forcer le blocus des eaux territoriales italiennes au large de l’île de Lampedusa. Quarante-deux migrants y sont bloqués depuis quatorze jours. À 31 ans, la capitaine du navire humanitaire a donc décidé de tenir tête à Matteo Salvini.

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La jeune femme, très déterminée, estime qu’elle n’avait pas d’autre choix. Son navire vogue depuis quinze jours, sans pouvoir accoster : « ils n’en peuvent plus, leurs vies sont plus importantes que les jeux politiques », explique-t-elle sur Twitter, « je sais ce que je risque, mais les 42 naufragés à bord sont épuisés ».

Une longue carrière de militante

À 31 ans, la capitaine du Sea Watch a déjà une longue carrière de militante. Originaire de Kiel, dans le nord de l’Allemagne, Carola Rackete a d’abord navigué pendant huit ans, pour la recherche polaire en Arctique et en Antarctique.

Son engagement en faveur de l’environnement se mue en engagement social. « Ma vie a été facile », raconte-t-elle dans les médias italiens. « J’ai pu aller dans 3 universités, je suis Blanche, Allemande, née dans un pays riche, avec le bon passeport ». Elle ressent alors comme une obligation morale « d'aider ceux qui n'avaient pas les mêmes chances » qu'elle.

À l’été 2016, elle profite de ses congés pour partir, une première fois, comme volontaire, en mission avec l'ONG allemande Sea Watch pour secourir des migrants en mer. À l’époque, les flottilles humanitaires n’étaient pas encore accusées d’être complices des passeurs par les autorités italiennes.

Poursuites judiciaires

Aujourd’hui, Carola Rackete risque des poursuites judiciaires pour aide à l'immigration clandestine et une amende de 50 000 euros suite à un décret pris par le ministre italien de l’Intérieur. Son bras de fer avec Matteo Salvini risque de l’envoyer tout droit en prison.

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