Turquie / États-Unis

Achat de missiles russes: Erdogan convaincu d'échapper aux sanctions américaines

Recep Tayyip Erdogan lors d'une réunion bilatérale avec Donald Trump au sommet des dirigeants du G20 à Osaka, le 29 juin 2019.
Recep Tayyip Erdogan lors d'une réunion bilatérale avec Donald Trump au sommet des dirigeants du G20 à Osaka, le 29 juin 2019. REUTERS/Kevin Lamarque
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Cela fait des semaines que le dossier S-400 est au cœur des échanges entre Washington et Ankara. Le président turc insiste : l'accord d'achat de missiles antiaériens S-400 russes est « une affaire faite » et les premiers missiles devraient être livrés en juillet. La Turquie en récession est menacée de rétorsions économiques, mais lors d’un entretien en marge du G20 à Osaka, Donald Trump s’est montré plus souple qu’attendu et Recep Tayyip Erdogan plastronne.

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On a connu Donald Trump bien plus martial. « C’est vrai, a dit le président américain, cet achat de missiles antiaériens russes est un problème indéniable. » Avant d’ajouter : « La Turquie est un pays ami. Nous avons fait de grandes choses ensemble. »

Sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, le locataire de la Maison Blanche met en cause la responsabilité de son prédécesseur Barack Obama, qui aurait imposé des conditions « injustes » à la Turquie, juge-t-il, pour l'achat de missiles américains Patriot.

Pour Recep Tayyip Erdogan, c'est donc fait « il n’y aura pas de sanctions ». Le président a insisté : « La Turquie et les États-Unis sont des partenaires stratégiques, et de toute façon personne n’a le pouvoir de s'ingérer dans la souveraineté turque ».

À lire aussi : S-400, l’arme de discorde massive de la diplomatie russe

Pas de sanctions économiques, cela serait une vraie bouffée d’air pour l’homme fort de Turquie. Son opposition reprend des couleurs, entre autres parce que l’électorat en veut au pouvoir de ne pas arriver à sortir le pays de la récession. En un an, la monnaie nationale a chuté de 30%, le chômage a bondi d’un million de personnes, les produits de base de l’alimentation sont devenus pour beaucoup de Turcs bien trop chers.

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