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Allemagne / Migrations internationales

«Sea-Watch III»: l’Allemagne demande la libération de Carola Rackete

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a demandé la libération de Carola Rackete.
Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a demandé la libération de Carola Rackete. REUTERS/Carlos Julio Martinez
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Elle est la nouvelle héroïne de l'Allemagne : Carola Rackete, la capitaine du navire humanitaire Sea-Watch III qui a arrêté samedi sur l'île italienne de Lampedusa. Elle avait accosté avec 40 migrants sauvés par le bateau, et ce malgré le refus des autorités italiennes de les accueillir. De nombreux responsables allemands ont exprimé leur solidarité avec la jeune femme et des campagnes de soutien ont été lancées.

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Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

« La véritable Européenne ». La une du quotidien de centre gauche Frankfurter Rundschau ce lundi avec le portrait de Carola Rackete illustre la vague de solidarité dont bénéficie la capitaine du Sea-Watch III dans son pays.

Un appel lancé sur YouTube par deux stars de la télévision appelant à des dons pour financer les coûts d’un procès contre la jeune Allemande a jusqu’à lundi soir permis de recueillir 850 000 euros.

Les responsables politiques ont aussi apporté leur soutien à Carola Rackete. « Une personne qui sauve des vies humaines ne peut pas être un criminel », a déclaré le président de la République Frank-Walter Steinmeier.

Le ministre des Affaires étrangères a estimé que le sauvetage en mer n’était pas un délit, mais un « acte humanitaire ». Heiko Maas a ajouté que si Carola Rackete ne devait pas être remise en liberté, cela pourrait conduire à de « sérieuses irritations » dans les relations bilatérales de l’Allemagne et de l’Italie.

À lire aussi : La capitaine Carola Rackete, héroïne pour les uns, «emmerdeuse» pour les autres

Seul le parti d’extrême droite AfD voit les choses différemment. Pour l’Alternative pour l’Allemagne, Carola Rackete n’est pas une héroïne, mais une criminelle qui doit être mise en prison.

Le quotidien Tagesspiegel  regrette qu’il ait fallu qu’une jeune Allemande soit appréhendée pour que la classe politique réagisse et que de nombreux dons soient récoltés.

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