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Italie / Justice

La justice italienne libère la capitaine du «Sea-Watch 3»

La capitaine du «Sea Watch 3», Carola Rackete, à Porto Empedocle, le 1er juillet 2019.
La capitaine du «Sea Watch 3», Carola Rackete, à Porto Empedocle, le 1er juillet 2019. REUTERS/Guglielmo Mangiapane
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La juge d'instruction du tribunal d'Agrigente, en Sicile, a levé ce mardi 2 juillet l'assignation à résidence de Carola Rackete, la commandante allemande du navire humanitaire Sea-Watch 3.

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Avec notre correspondant à Rome, Anne Le Nir

C'est une véritable claque pour le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini. Non seulement Carola Rackete est déclarée libre, mais la juge d'instruction du tribunal d'Agrigente a reconnu que la capitaine du Sea-Watch 3 avait agi en accomplissant son devoir de sauvetage des migrants en mer. Elle a exclu les délits de résistance et de violence contre un navire militaire et reconnu l'état de nécessité invoqué par la commandante du Sea-Watch 3 avant qu'elle n'entre en force dans le port de Lampedusa.

Mais Salvini, plus remonté que jamais contre la capitaine, a fait signer par le préfet d'Agrigente son ordre d'expulsion pour, dit-il, « éloigner de l'Italie une Allemande dangereuse pour l'ordre et la sécurité publique ». Cependant, sans le feu vert de la justice italienne, aucun ordre d'expulsion ne peut être appliqué.

La « capitaine courage » comme la surnomment ceux qui l'on toujours soutenue avait été arrêtée à l'aube du 29 juin après avoir accosté de force dans le port de Lampedusa avec une quarantaine de migrants secourus dix-sept jours plus tôt au large de la Libye. « Nous sommes soulagés que notre capitaine soit libre. Il n'y avait aucune raison de la maintenir en détention, dès lors que son seul méfait est d'avoir défendu les droits de l'homme en Méditerranée et pris ses responsabilités, ce qu'aucun gouvernement européen n'a fait », a réagi l'ONG allemande.

 

La capitaine Rackete est un roc. Je pense qu'elle l'a démontré au monde entier. Mais nous l'avons mise au repos forcé, notamment parce qu'elle fait encore l'objet d'une enquête. Il faut donc la protéger.L'ONG Sea-Watch sera très heureuse de mettre fin à ses opérations en Méditerranée, à partir du moment où plus personne ne sera en danger.Mais, pour y arriver, il faut engagement sérieux de toutes les autorités et nous savons qu'il faudra des années. Donc, tant que la situation restera dans une impasse, nous ferons tout notre possible pour être en mer et sauver des vies humaines. Nous demandons au ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, de s'occuper de l'avenir de son pays, au lieu de perdre son temps à vouloir bloquer les droits et devoirs, énoncés dans les traités internationaux, et à nous insulter...

Giorgia Lunardi, porte-parole de l'ONG Sea-Watch en Italie

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