Accéder au contenu principal
Erol Onderoglu / Turquie

Turquie: acquittement du représentant de RSF jugé pour «propagande terroriste»

Le journaliste franco-turc Erol Onderoglu, représentant du groupe de défense des droits de l’homme à Reporters sans frontières (RSF), devant le palais de justice d’Istanbul, en Turquie, le 18 janvier 2019.
Le journaliste franco-turc Erol Onderoglu, représentant du groupe de défense des droits de l’homme à Reporters sans frontières (RSF), devant le palais de justice d’Istanbul, en Turquie, le 18 janvier 2019. OZAN KOSE / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

La justice turque a acquitté ce mercredi 17 juillet le représentant en Turquie de l’ONG Reporters sans frontières, Erol Onderoglu, et ses deux coaccusés. Ils étaient poursuivis pour « propagande terroriste » après avoir participé en 2016 à une campagne de solidarité avec le journal kurde Özgür Gündem, interdit depuis.

Publicité

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Au terme de trois ans de procès, la justice a prononcé l’acquittement du représentant de RSF en Turquie, Erol Onderoglu, et ses coaccusés, l’écrivain-journaliste Ahmet Nesin et la présidente de la Fondation des droits de l'homme, Sebnem Korur Fincanci.

La justice turque a estimé qu’ils n’étaient coupables d’aucun crime, ni de « propagande terroriste » ni d'« apologie du crime » et « d’incitation à commettre un crime », comme l’estimait le procureur qui réclamait contre eux jusqu’à 14 ans et demi de prison pour avoir collaboré pendant une journée avec le journal prokurde Özgür Gündem.

Nouveau procès le 7 novembre

À l’annonce du verdict, la défenseure des droits de l’homme Sebnem Korur Fincanci – la seule des trois accusés qui comparaissait ce mercredi 17 juillet – semblait avoir du mal à y croire et à retenir ses larmes aux milieux des applaudissements.

Pour Reporters sans frontières (RSF), c’est un soulagement, mais en demi-teinte. Leur représentant sera de nouveau jugé à partir du 7 novembre pour, encore, « propagande terroriste », cette fois-ci pour avoir affiché sa solidarité avec des centaines d’universitaires qui avaient signé une pétition réclamant la fin des opérations sécuritaires dans le sud-est à majorité kurde en janvier 2016. Dans ce nouveau procès, Erol Onderoglu risque une fois de plus la prison.

► À lire aussi : Journaliste en Turquie : métier à haut risque

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.