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Italie

Le navire humanitaire «Alan Kurdi» bloqué au large de Lampedusa

Le navire «Alan Kurdi» de l'ONG allemande Sea Eye, ici le 5 juillet 2019.
Le navire «Alan Kurdi» de l'ONG allemande Sea Eye, ici le 5 juillet 2019. Courtesy of Sea-eye/Social Media via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le navire Alan Kurdi de l'ONG allemande Sea-Eye était ce jeudi 1er août au large de l'île de Lampedusa avec à son bord 40 migrants secourus non loin de la Libye. Mais il est bloqué à son tour par un veto du gouvernement italien.

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Après avoir vogué toute la nuit vers le nord, l'Alan Kurdi s'est arrêté ce jeudi à la mi-journée au large de Lampedusa, à la limite des eaux territoriales italiennes. L'ONG Sea-Eye indique que se trouvent à bord 40 migrants originaire d'Afrique de l'Ouest parmi lesquels une femme enceinte, trois jeunes enfants, un homme blessé par balle et deux survivants du bombardement qui a tué des dizaines de migrants début juillet dans le centre de détention de Tajoura, près de Tripoli.

Matteo Salvini, ministre italien de l'Intérieur et chef du mouvement d'extrême droite La Ligue, a dénoncé « une extrême provocation en Méditerranée de la part d'une ONG allemande » et accusé les secouristes de se comporter « de manière mesquine ». Mercredi, il avait signé un décret interdisant les eaux italiennes au navire humanitaire. Selon son ministère, les ministres de la Défense et des Transports, tous deux issus du Mouvement 5 étoiles ont également apposé leur paraphe.

« C'est important que nous soyons là où est notre place »

La semaine dernière, le Gregoretti, des garde-côtes italiens, s'était retrouvé dans la même situation au large de Lampedusa. Les 116 migrants qui se trouvaient à son bord on finalement été autorisés à débarquer hier après un accord de répartition européen. « C'est une bonne chose que les gens aient été autorisés à quitter le navire, mais c'est désespérant qu'il ait fallu attendre si longtemps », a réagi la porte-parole de Sea-Eye Carlotta Weissl, interrogée par RFI.

Il ne s'agit pas seulement de la souffrance des migrants contraints de rester à bord, mais aussi et surtout de tous ceux qui doivent être secourus en mer, insiste-t-elle. « Ces dernières semaines, il y a eu de nombreux départs de Libye, il y en a toujours plus l'été. Il y a eu ce terrible naufrage la semaine dernière qui a fait près de 150 morts. Il se passe beaucoup de choses et c'est important que nous soyons là où est notre place, en tant que bateau de secours, et non pas en train d'attendre au large de Lampedusa », a poursuivi Carlotta Weissl.

Fin juin, le Sea-Watch 3 avait décidé de braver l'interdiction d'accoster en Italie pour faire débarquer ses migrants à Lampedusa. La justice italienne a invalidé l'arrestation de sa capitaine Carola Rackete, mais le navire est depuis sous séquestre.

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