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Turquie

Turquie: les maires pro-kurdes destitués saluent le soutien du CHP

Au centre, le maire déchu de Mardin, Ahmet Türk, en compagnie de ses compagnons d'infortune Adnan Selcuk Mizrakli (Diyarbakir, à gauche) et Bedia Ozgokce Ertan (Van). Istanbul, le 29 août 2019.
Au centre, le maire déchu de Mardin, Ahmet Türk, en compagnie de ses compagnons d'infortune Adnan Selcuk Mizrakli (Diyarbakir, à gauche) et Bedia Ozgokce Ertan (Van). Istanbul, le 29 août 2019. BULENT KILIC / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le 19 août dernier, le gouvernement turc a démis de leurs fonctions trois maires pro-kurdes élus dans d'importantes villes du sud-est du pays, et ce moins de cinq mois après leur élection. 

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Avec notre correspondante à Istanbul,  Anne Andlauer

Depuis un demi-siècle, Ahmet Türk est une figure du mouvement politique kurde en Turquie. La semaine dernière, le ministère de l'Intérieur l’a démis de ses fonctions de maire de Mardin, dans le sud-est du pays, pour des allégations de liens avec le terrorisme. Deux autres maires de son parti, le HDP, ont subi le même sort, à Van et Diyarbakir.

Ce n’est sans doute qu’un début, redoute Ahmet Türk. « Nous pensons que le gouvernement ne va pas se contenter de limoger trois maires. D’autres pourraient suivre bientôt. Nous sommes face à un pouvoir qui se crée des ennemis pour se maintenir en place. Donc, nous ne pouvons pas savoir jusqu’où il peut aller », a-t-il expliqué ce jeudi, lors d’une conférence de presse à Istanbul.

Après le coup d’État manqué de juillet 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan, alors qu’il effectuait un premier mandat à la tête de Mardin, Ahmet Türk avait déjà été remplacé par un fonctionnaire nommé par le gouvernement, comme 93 autres maires du HDP. À l’époque, la formation pro-kurde avait dénoncé le silence du principal parti d’opposition, le CHP.

Cette fois-ci, la situation est très différente, salue le maire déchu : « Nous traversons une période sensible et très importante, pendant laquelle l’opposition doit se rassembler pour faire avancer la cause de la démocratie. Si nous ne sommes pas capables de développer des réflexes communs, nous ne pourrons pas faire grand-chose pour empêcher ce qui est en train de se passer. »

Ekrem Imamoglu, le nouveau maire d’Istanbul, élu du principal parti d’opposition, doit se rendre à Diyarbakir dans les prochains jours. Il y rencontrera son collègue du HDP démis la semaine dernière, pour lui témoigner son soutien.

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