Grèce / Migrations internationales

Grèce: vaste transfert de réfugiés de l’île de Lesbos sur le continent

Des migrants afghans montent à bord d'un bateau qui les transférera sur le continent, à Mytilene, sur l'île de Lesbos, le 2 septembre 2019.
Des migrants afghans montent à bord d'un bateau qui les transférera sur le continent, à Mytilene, sur l'île de Lesbos, le 2 septembre 2019. REUTERS/Alkis Konstantinidis

En Grèce, sur l'île de Lesbos, près de 1 200 réfugiés du camp saturé de Moria ont été transférés en début de semaine vers le continent grec. Sous la chaleur suffocante, ces réfugiés, principalement des familles, transportant des bagages encombrants se sont précipités pour monter dans les bateaux sous la supervision du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU.

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« J'espère sortir vite de cet enfer. » Ce sont les mots de Mohamed un jeune Afghan arrivé il y a cinq jours à Moria. Manque de médecins et d'interprètes, conditions de vie très précaires, le tout sous la chaleur suffocante de cette fin d'été.

Selon le HCR plus de 3 000 migrants sont arrivés rien qu'au mois d'août. Desarrivées massives qui inquiètent le nouveau gouvernement conservateur car près de 11 000 personnes vivent déjà dans le camp de Moria, soit quatre fois la capacité évaluée par le HCR.

La situation s’est dégradée parce que les arrivées sont beaucoup plus importantes depuis deux mois et encore plus depuis quelques semaines et jeudi dernier où quelque 13 bateaux sont arrivés en provenance de Turquie. En une journée, plus de 500 personnes sont arrivées par ces bateaux.

Philippe Leclerc, représentant du Haut-Commissariat aux réfugiés en Grèce

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Le gouvernement grec a donc décidé de commencer à transférer des centaines de personnes vers le continent. Dans la cohue générale, ces réfugiés - des familles pour la plupart venant de l'Afghanistan - embarquent sur des bateaux sous l'oeil vigilant du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU.

Une répartition vers d'autres pays de l'Union européenne reste impossible, tant qu'il n'existe aucun accord entre les pays membres. Ce que regrette Philippe Leclerc, représentant du Haut-Commissariat aux réfugiés en Grèce.

Malheureusement, la situation ne permet pas une relocalisation vers d’autres pays européens puisque fin 2017 la relocalisation vers d’autres pays s’est arrêtée et parce que les États européens n’ont pas mis en place un système, ne se sont pas mis d’accord pour répartir les demandeurs d’asile qui continuent d’arriver en Grèce.

Philippe Leclerc, représentant du Haut-Commissariat aux réfugiés en Grèce

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