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Grèce / Immigration

Grèce: les habitants de Lesbos craignent une nouvelle crise migratoire

Des migrants afghans sur l'île de Lesbos le 2 septembre 2019.
Des migrants afghans sur l'île de Lesbos le 2 septembre 2019. REUTERS/Alkis Konstantinidis
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Sur l’île grecque de Lesbos, les Nations unies et les locaux s’inquiètent de la grande intensification des flux migratoires depuis trois mois.

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Avec notre envoyé spécial à Lesbos, Pavlos Kapantais

Tous les acteurs présents à Lesbos, locaux ou internationaux, tirent la sonnette d’alarme. « Au mois de juillet, il y a eu 2 400 personnes qui sont arrivées, explique Astrid Castelein, la représentante du Haut Commissariat pour les réfugiés à Lesbos. Au mois d’août, il y en a eu 4 200, donc le double du mois de juillet alors que c’était déjà le plus haut chiffre depuis la signature de la déclaration entre l’Union européenne et la Turquie ».

La Turquie accueille près de cinq millions de réfugiés et le président Recep Tayyip Erdogan menace ouvertement de les laisser passer vers la Grèce, ce qui inquiète les habitants de Lesbos. « Erdogan nous menace, on le voit à la télé : il dit que s’il ne reçoit pas plus d’argent de la part de l’Union européenne, il va nous envoyer un million de refugiés qui sont à Istanbul, lance Thanassis Marmarinos. Où vont loger tous ces gens ? Il n’y a pas d’infrastructures, et demain ce sera l’hiver. Où vont-ils vivre ? On a nulle part où les mettre ! »

Une économie en grande difficulté

Une nouvelle crise de grande ampleur risquerait de mettre à genoux l’économie de l’île déjà très affectée par celle de 2015. « La crise des réfugiés de 2015 a fait baisser les arrivées de touristes en 2016 de 60 %. Nous avons peur qu’une répétition du phénomène ait le même effet sur le tourisme, et nous en sommes très inquiets », détaille Vagelis Myrsonias, le président de la chambre de commerce de l’île.

Face à tous ces défis, l’île et ses habitants espèrent une solution. Mais après quatre ans passés en première ligne de la crise migratoire, ils s’attendent surtout au pire.

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