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Royaume Uni

Brexit: optimisme à Bruxelles pour parvenir à un accord avant le sommet européen

«De bons progrès et le travail se poursuit», a prudemment lâché le négociateur de l'UE Michel Barnier, à Bruxelles, le 16 octobre 2019.
«De bons progrès et le travail se poursuit», a prudemment lâché le négociateur de l'UE Michel Barnier, à Bruxelles, le 16 octobre 2019. KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les négociations se poursuivaient ce mercredi 16 octobre en début de soirée entre Bruxelles et Londres pour tenter d'arracher un accord sur le Brexit, avec de « bons progrès », même si l'Union européenne restait suspendue à un feu vert britannique, à quelques heures d'un sommet européen.

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« De bons progrès et le travail se poursuit », a prudemment lâché le négociateur de l'Union européenne (UE), Michel Barnier en début de soirée devant des journalistes qui le guettaient entre deux réunions au cours desquelles le Français a mis les ambassadeurs de l'UE et des eurodéputés au courant des derniers développements.

« Je veux croire qu'un accord est en train d'être finalisé », avait déclaré un peu plus tôt ce mercredi le président de la République française Emmanuel Macron depuis Toulouse (sud-ouest de la France) où il retrouvait Angela Merkel. « Nous sommes dans les derniers mètres de la négociation », avait estimé la chancelière allemande.

« Aucune annonce attendue » dans l'immédiat

Cependant, aucun accord sur le Brexit ne sera conclu le mercredi 16 octobre au soir à Bruxelles où les négociateurs européens et britanniques cherchent à s'entendre avant le Conseil européen de jeudi et vendredi, selon une source gouvernementale britannique citée par Laura Kuenssberg, cheffe du service politique de la BBC.

« Une source gouvernementale vient de me dire qu'il n'y aura pas d'accord ce soir », a-t-elle écrit sur Twitter.

« Les bases d'un accord sont prêtes »

Côté britannique, le Premier ministre, Boris Johnson a assuré lors d'un conseil des ministres qu'il existait « une chance d'obtenir un bon accord » mais qu'il restait un « certain nombre de questions en suspens ». Le président du Conseil européen, Donald Tusk avait affirmé un peu plus tôt ce mercredi que « les bases d'un accord étaient prêtes ».

Le sommet de jeudi et vendredi est théoriquement le dernier avant le divorce entre Londres et l'UE, prévu le 31 octobre. Le négociateur de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier avait jugé ce mardi qu'il était « possible » de parvenir à un accord cette semaine. « Un accord est encore très possible », avait renchéri son homologue britannique, le ministre pour le Brexit Steve Barclay.

Des négociations toujours en cours

Les discussions ont porté sur plusieurs questions épineuses : la manière d'éviter le retour d'une frontière entre l'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, partie du Royaume-Uni, afin de préserver la paix sur l'île tout en permettant des contrôles douaniers. Ou encore le droit de regard accordé aux autorités nord-irlandaises sur l'accord de divorce.

La future relation commerciale avec Londres a également été au centre des discussions. Après le Brexit, le Royaume-Uni sera « un nouveau concurrent » à la porte de l'UE, a mis en garde la chancelière Angela Merkel. Les Européens conditionnent l'ambition de leur future relation avec Londres au respect des règles dans le domaine fiscal, social ou environnemental.

Malgré ces progrès, l'hypothèse d'un report du divorce reste dans tous les esprits. En l'absence d'accord d'ici le 19 octobre, une loi britannique impose à Boris Johnson de demander un nouveau délai, le troisième, de trois mois, ce que le Premier ministre a exclu à de maintes reprises.

(avec dépêches)

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