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Sommet européen

Brexit: les Nord-Irlandais du DUP sapent l'enthousiasme de Boris Johnson

Juste avant l'ouverture du sommet européen, les ultraconservateurs du DUP ont rejeté le compromis de Brexit proposé par le Premier ministre britannique.
Juste avant l'ouverture du sommet européen, les ultraconservateurs du DUP ont rejeté le compromis de Brexit proposé par le Premier ministre britannique. REUTERS/Toby Melville
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Mercredi soir encore, Emmanuel Macron et Angela Merkel se disaient plus confiants que jamais sur un accord sur le Brexit, avant le sommet européen. Mais cette possibilité semble s'éloigner : le Parti unioniste démocrate nord-irlandais (DUP), membre de la coalition gouvernementale britannique, rejette les propositions de compromis.

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Le DUP vient de stopper net Boris Johnson dans sa course folle vers la signature d’un accord révisé, le jour même de l’ouverture du sommet européen. Le Premier ministre britannique et ses conseillers avaient pourtant essayé ces derniers jours de convaincre les dix députés du petit parti nord-irlandais, dont le soutien est crucial pour qu’un accord de Brexit ait une chance d’être approuvé au Parlement de Westminster, rappelle notre correspondante à Londres,Murielle Delcroix.

► À lire aussi  : Nouvel accord de Brexit conclu entre l'UE et le Royaume-Uni

Mais après des heures et des heures passées à négocier, jusqu’à ce jeudi matin, le couperet est tombé : en l’état actuel des choses, le DUP ne peut accepter la solution suggérée sur la question des douanes et du droit de regard de Belfast prévu par l’accord négocié de haute lutte ces derniers jours.

Pour le DUP, le fait que Boris Johnson ait réussi à évacuer le « backstop » tant décrié côté britannique n’est pas suffisant, car le statut à part prévu à la place pour la province nord-irlandaise, qui la différencie du reste de la Grande-Bretagne, est inacceptable aux yeux des unionistes.

Malgré tout, le DUP ne ferme pas complètement la porte à la poursuite de discussions et assure qu’il continuera à travailler avec Downing Street pour tenter de trouver « un accord qui protège l’intégrité économique et constitutionnelle du Royaume-Uni ». Mais pour Boris Johnson, ce désaveu et ce veto de dernière minute sont humiliants. Ils l’empêchent d’arriver triomphant à Bruxelles pour annoncer son accord.

Intransigeance

À 14 jours de la date prévue de sortie du Royaume-Uni de l’UE, l’optimisme affiché ces derniers jours est donc retombé comme un soufflet,rapporte notre bureau à Bruxelles.

Sachant que les échéances ne sont pas fixes, il reste encore du temps. Il n’était pas forcément nécessaire d’avoir ce texte pour ce sommet, même si sa tenue mettait une pression sur les négociateurs qui a effectivement permis d’avancer jusqu’à cette nuit. Il peut y avoir ensuite à nouveau des procédures écrites, par exemple si jamais un accord pouvait être trouvé qui serait acceptable.

La crainte pour les Européens dès le départ, c’était la position du DUP, et la position de Boris Johnson lui-même qui est malgré tout à la tête d’un gouvernement minoritaire à la Chambre des communes. Car dans les deux chapitres majeurs de ces négociations, à part la future relation euro-britannique et l’absence de concurrence, il y a cette idée de créer une frontière virtuelle entre l’île de Grande-Bretagne et l’île d’Irlande afin de maintenir l’Irlande du Nord dans le domaine règlementaire européen et de facto dans l’union douanière.

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