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Union européenne

UE: Macron cherche une porte de sortie après le rejet de la candidature Goulard

Le président français Emmanuel Macron à son arrivée au Conseil européen, le 17 octobre à Bruxelles.
Le président français Emmanuel Macron à son arrivée au Conseil européen, le 17 octobre à Bruxelles. Julien Warnard/Pool via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Conseil européen s’est ouvert à Bruxelles ce jeudi. Satisfaits après la conclusion d’un nouvel accord sur le Brexit, les dirigeants européens restent prudents dans l'attente du feu vert du Parlement britannique. En marge de ces discussions, Emmanuel Macron cherche à reprendre la main après le camouflet que lui ont infligé les eurodéputés en rejetant sa candidate à la Commission européenne, Sylvie Goulard.

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Avec notre envoyé spécial à BruxellesAnthony Lattier

C’est sa principale préoccupation maintenant qu’un accord a été trouvé sur le Brexit. Emmanuel Macron cherche à s’assurer des soutiens politiques avant d’avancer le nom d’un nouveau candidat. Depuis le rejet de la candidate Sylvie Goulard il y a une semaine, aucun nom n'a été avancé pour la remplacer. Emmanuel Macron fait durer le suspense : « La France proposera évidemment son commissaire, mais je pense qu’il est important comme je l’ai dit, qu’il y est aussi toutes les conditions qui soient prêtes ici. »

À Bruxelles, le président français veut s’assurer que les eurodéputés accepteront son nouveau candidat. Et pour cela, il cherche à « sécuriser », comme le dit l’Élysée, une majorité stable au Parlement européen.

Consolider les alliances

En marge du Conseil, il a petit-déjeuné ce vendredi matin avec sept autres dirigeants européens, représentant trois grandes familles politiques - la droite, les sociaux-démocrates et les centristes - qui forment en fait la nouvelle majorité du Parlement issue des Européennes. Une majorité fragile qui s'est divisée sur le cas Goulard et qu'Emmanuel Macron voudrait donc consolider. En clair, Emmanuel Macron cherche à tout prix à éviter un second camouflet quand il présentera un nouveau candidat.

Cette démarche ne plaît pas à tout le monde à Bruxelles et pourrait même crisper ceux avec qui Emmanuel Macron cherche à se rabibocher. L'Élysée peine en effet à expliquer ce qu'il faut attendre de ces efforts diplomatiques. On voit mal par exemple la droite européenne du PPE dire en avance qu'elle votera pour le nouveau candidat de la France. Mais le président français veut prouver qu'il tire les leçons de ce qu'il s'est passé. Selon nos informations, il a proposé jeudi la création d'une Haute autorité européenne pour la transparence de la vie publique, il a relancé aussi l'idée d'organiser une conférence sur l'avenir de l'Europe pour changer ses institutions. Une manière de montrer que l'épisode Goulard n'enraye en rien son volontarisme européen. 

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