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Union européenne

Adhésion à l'UE: l'Albanie et la Macédoine du Nord devront attendre

Un drapeau macédonien flotte un jour avant le référendum sur le changement de nom du pays qui lui permettrait de rejoindre l'OTAN et l'Union européenne à Skopje, en Macédoine, le 29 septembre 2018.
Un drapeau macédonien flotte un jour avant le référendum sur le changement de nom du pays qui lui permettrait de rejoindre l'OTAN et l'Union européenne à Skopje, en Macédoine, le 29 septembre 2018. REUTERS/Marko Djurica
Texte par : RFI Suivre
4 mn

L’Albanie et la Macédoine du Nord devront attendre avant de pouvoir frapper à la porte de l’Europe. En cause : les réticences de la France, du Danemark et des Pays-Bas à accorder leur feu vert dans l'immédiat. Le début des négociations d’adhésion est repoussé à une date indéterminée, au grand dam de la plupart des responsables européens.

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Avec notre envoyée spéciale à Bruxelles,  Anastasia Becchio

Devant la presse, au lendemain de discussions nocturnes agitées autour de l’opportunité d’ouvrir les négociations d’adhésion à l’Albanie et la Macédoine du Nord, le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker n'a pas caché pas son amertume.

Il a dénoncé une « lourde erreur historique » tout comme le président du Conseil, Donald Tusk à ses côtés. Réunis en sommet à Bruxelles, les dirigeants de l'Union européenne ne sont pas parvenus à s'entendre sur la question de l'élargissement à ces deux pays des Balkans occidentaux.

« Même si certains États membres sont sceptiques, je dois souligner qu’il y avait une majorité écrasante, 24, 25 pays-membres, déterminés à poursuivre ce processus, a rappelé ce Donald Tusk. Mais nos structures politiques sont complexes et parfois, nous devons prendre les décisions à l’unanimité. C’est le problème ».

Sur Twitter, le Commissaire à l'Élargissement Johannes Hahn a évoqué une « déception extrême » et estimé que l'Union européenne devait à présent clarifier son engagement sur l'intégration des Balkans orientaux.

Tartine et beurre

À aucun moment, les deux dirigeants européens Jean-Claude Juncker et Donald Tusk n'ont cité ceux qui font de la résistance, les Pays-Bas, le Danemark mais surtout la France, seul pays à être opposé à l’ouverture de négociations pour la seule Macédoine du Nord. Deux étages au-dessus, Emmanuel Macron donnait une conférence de presse. « J’assume de porter une voix qui n’est pas majoritaire », a déclaré le président français.

« Ça ne marche pas bien à 27, comment on explique que ça marche mieux à 28,29, 30 ou 32, a-t-il poursuivi. On est trop lents à nous réformer nous-mêmes avant d'élargir. Les mêmes qui nous disent la main sur le coeur qu'il faut élargir nous disent qu'ils veulent un budget à 1%. Quand la tartine est plus grande et qu'on met moins de beurre, il faut étaler le beurre et on finit par ne plus le voir ».

Le président du Conseil italien Giuseppe Conte a annoncé qu’il proposerait de relancer les discussions sur le sujet dès le mois prochain. L'objectif consiste à avancer dans ce dossier avant le sommet des Balkans occidentaux en mai.

À lire aussi : A la Une: un premier pas vers l'adhésion de la Macédoine et l'Albanie à l'UE

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