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Israël

Israël: rencontre Benyamin Netanyahu-Mike Pompeo pour évoquer la Syrie

Mike Pompeo et Benyamin Netanyahu à Jerusalem le 20 mars 2019.
Mike Pompeo et Benyamin Netanyahu à Jerusalem le 20 mars 2019. REUTERS/Jim Young/Pool
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré vendredi le secrétaire d'État américain Mike Pompeo pour évoquer la guerre en Syrie, notamment dans le nord où le retrait des forces américaines inquiète les Israéliens.

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Cette réunion à la résidence officielle de Benyamin Netanyahou intervient au lendemain de l'annonce par Ankara de la suspension de son offensive contre une milice kurde pour l'éloigner de sa frontière dans le nord syrien, après neuf jours de combats meurtriers.

Cette trêve a été négociée par le vice-président américain Mike Pence à Ankara, où il s'est rendu accompagné par Mike Pompeo. Les Kurdes de Syrie ont été abandonnés par l'allié américain qui a retiré ses forces du nord syrien deux jours avant le début de l'offensive turque.

Inquiet par le retrait américain

Benyamin Netanyahu s'est gardé de commenter publiquement le revirement de Donald Trump sur la Syrie mais en Israël, allié clé de Washington, le retrait américain et l'offensive turque ont suscité de vives craintes. Certains commentateurs s'interrogent sur la possibilité que l'État hébreu soit également abandonné par les États-Unis et craignent à court terme que l'Iran, l'ennemi juré d'Israël, comble le vide laissé par le retrait américain et renforce ses positions en Syrie, où il soutient le régime de Bachar al-Assad.

A Jérusalem, Mike Pompeo a donc insisté sur le fait que les Etats-Unis n'ont pas changé de position sur le dossier iranien et qu'ils partagent les préoccupations sécuritaires israéliennes, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil. « Nous avons parlé de tous les efforts que nous avons déployés pour lutter contre la menace que fait peser la République islamique d'Iran, non seulement sur Israël, mais aussi sur la région et sur le monde », a déclaré le secrétaire d'Etat américain.

Benyamin Netanyahu, lui, a salué « la force de l'alliance américano-israélienne ». « Et nous avons même parlé de la rendre plus forte » a souligné le Premier ministre israélien. Officiellement, la relation entre les deux pays est intacte. Mais les évolutions de ces derniers jours ont montré que même sous un président qui se revendique aussi pro-israélien que Donald Trump, les décisions américaines peuvent ne pas servir les meilleurs intérêts d'Israël.

Face à l'avancée des forces turques, les Kurdes, qui ont établi à la faveur du conflit syrien une autonomie dans le nord et le nord-est du pays, ont appelé à l'aide le régime syrien, dont l'armée s'est déployée dans des secteurs frontaliers. Benjamin Netanyahu entretient par ailleurs des relations tendues avec le président turc Recep tayyip Erdogan, ardent défenseur de la cause palestinienne.

Netanyahu pense aux Kurdes

La semaine dernière, Benyamin Netanyahu avait publié un communiqué pour condamner « vigoureusement » « l'invasion par la Turquie des zones kurdes en Syrie ». Il avait également mis en garde « contre le nettoyage ethnique des Kurdes par la Turquie et ses supplétifs syriens ».

Donald Trump a depuis son élection manifesté un soutien sans faille à Israël et à son Premier ministre actuel. La visite de Mike Pompeo intervient alors que Benyamin Netanyahu lutte pour sa survie politique.

Mandaté par le président israélien Reuven Rivlin pour former un gouvernement d'union après les élections législatives du 17 septembre, il n'est pas parvenu à un accord avec son rival Benny Gantz et pourrait par ailleurs être inculpé pour corruption dans les semaines à venir.

(AFP)

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