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Pologne

Donald Tusk ne sera pas candidat à la présidentielle polonaise

L'ex-Premier ministre polonais et président du Conseil européen Donald Tusk, le 9 octobre 2019.
L'ex-Premier ministre polonais et président du Conseil européen Donald Tusk, le 9 octobre 2019. REUTERS/Costas Baltas
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les libéraux polonais vont maintenant devoir trouver un autre candidat pour affronter le président sortant Andrzej Duda.

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Avec notre correspondant à Varsovie, Damien Simonart

Donald Tusk ne sera pas le prochain chef d’État polonais. L’actuel président du Conseil européen a annoncé mardi qu’il ne briguerait pas la présidence de son pays en mai prochain.

Sa décision était très attendue à Varsovie, à la fois par son camp et par ses adversaires conservateurs actuellement au pouvoir. Il devait l’annoncer le 2 décembre, à l’issue de son mandat au Conseil européen. C’est finalement avec un mois d’avance que Donald Tusk s’est prononcé sur son avenir. « Après mûre réflexion, j’ai décidé de ne pas me présenter à la prochaine élection présidentielle. J’annonce cette décision aujourd’hui parce que le temps presse et je ne voudrais en aucun cas rendre plus difficile pour l’opposition le choix d’un candidat », a-t-il déclaré.

« Il faut un candidat qui ne soit pas lesté d’un bagage de décisions difficiles et impopulaires »

Considéré par beaucoup comme le candidat le plus dangereux pour l’actuel président polonais Andrzej Duda, Donald Tusk est depuis longtemps la cible numéro un du parti nationaliste Droit et Justice (PiS). La large victoire de ce dernier aux récentes élections législatives a été un frein à la candidature du président du Conseil européen. « Je pense que nous pouvons gagner cette élection, mais pour cela il faut un candidat qui ne soit pas lesté d’un bagage de décisions difficiles et impopulaires. Moi j’ai un tel bagage depuis le temps où j’ai été Premier ministre », a-t-il justifié.

Donald Tusk fait référence à l’augmentation de l’âge de la retraite à 67 ans, à la réforme du système d’assurance santé ou encore à la privatisation d’entreprises publiques par des capitaux étrangers. Sa non-candidature pour 2020 laisse un vide énorme chez les libéraux qui vont devoir trouver un nouveau leader avant la fin de l’année.

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