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Royaume-Uni / Migrants

Camion-charnier: un nouveau suspect arrêté près de Londres

Les enquêteurs autour du camion qui transportait 39 cadavres, à Grays (Royaume-Uni).
Les enquêteurs autour du camion qui transportait 39 cadavres, à Grays (Royaume-Uni). ©AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un homme a été arrêté ce vendredi 22 novembre dans le cadre de l'affaire du camion-charnier, à bord duquel avaient été découverts les corps sans vie de 39 migrants vietnamiens en octobre.

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L'homme a été arrêté ce vendredi matin sur une autoroute de l'Essex, non loin de Londres. Ce Nord-Irlandais de 23 ans est soupçonné de trafic d'êtres humains et d'aide à l'immigration clandestine, dans le cadre de l'enquête sur le camion-charnier à bord duquel avaient été découverts les cadavres de 39 immigrés clandestins vietnamiens.

Le 23 octobre, les corps de 31 hommes et 8 femmes avaient été retrouvés à bord d'un container dans la zone industrielle de Grays, à l'est de Londres. Le container provenait du port belge de Zeebruges. Le conducteur du camion, Maurice Robinson, avait été arrêté le jour même. Lui aussi d'Irlande du Nord, cet homme de 25 ans doit comparaître ce lundi devant le tribunal de Londres pour homicides, trafic d'êtres humains, aide à l'immigration illégale et blanchiment.

Un autre Nord-Irlandais, Eamon Harrison, avait été arrêté à Dublin. Ce camionneur de 22 ans est visé par une procédure d'extradition pour les mêmes chefs d'inculpation. C'est lui qui aurait fourni le camion frigorifique et l’aurait conduit côté belge, jusqu’au port de Zeebruges.

Trois autres suspects ont été arrêtés puis mis en liberté sous caution dans le cadre de l'enquête. Deux autres sont toujours recherchés. Il s'agit de deux frères nord-irlandais soupçonnés d’avoir joué un rôle essentiel dans l’organisation du trafic. Près d’une dizaine d’arrestations ont également eu lieu au Vietnam.

Bon nombre des victimes étaient originaires d'une région pauvre du centre du Vietnam, qui vit tant bien que mal de la pêche, l'agriculture ou l'industrie. Les familles s'endettent à hauteur de milliers de dollars pour envoyer l'un des leurs au Royaume-Uni, via des filières clandestines, dans l'espoir qu'ils y trouvent des emplois rémunérateurs. Par manque d'argent, les familles des victimes n'ont pas pu faire rapatrier leurs corps.

(Avec AFP)

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