Royaume-Uni

Royaume-Uni: Boris Johnson accélère le rythme après sa victoire

Le Premier ministre britannique Boris Johnson lors de la campagne électorale de ce mois de décembre.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson lors de la campagne électorale de ce mois de décembre. AFP Photos/Pool/Ben Stansall
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Boris Johnson prépare une rentrée parlementaire après les élections anticipées où les conservateurs sortent grands vainqueurs du scrutin. Ils auront les mains libres pour mettre en place le Brexit alors que l'opposition britannique est largement affaiblie.

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Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

Boris Johnson veut montrer qu’il n’a pas de temps à perdre. Pas question donc de se reposer sur ses lauriers avant la pause de Noël, au contraire il accélère le tempo. Ce mardi 17 décembre, après avoir présidé deux réunions avec son nouveau gouvernement à Downing Street, le Premier ministre se rend à Westminster pour la rentrée parlementaire.

Boris Johnson entend soumettre à une Chambre des communes désormais dominée par son parti conservateur la loi concernant le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne pour une prompte sortie du giron européen le 31 janvier.

►À lire aussi : Chronique des médias - Royaume-Uni : Boris Johnson et la post-vérité

« Nous allons réaliser le Brexit »

« Ce Parlement ne va pas faire perdre son temps à la nation en perpétuant l’impasse, la division et les délais, non, ce nouveau Parlement démocratique, ce Parlement du peuple va faire quelque chose : nous allons réaliser le Brexit », a lancé Boris Johnson devant le la Chambre des communes.

Après la première phase le 31 janvier, Bruxelles et Londres vont commencer à négocier leur future relation économique et les Européens préviennent que la conclusion d’accords commerciaux peut prendre plusieurs années. Or le gouvernement entend avoir tout bouclé en décembre 2020 et va même ajouter une nouvelle clause à la loi de retrait de l’UE pour exclure toute extension de la période de transition au-delà de cette date. 

Corbyn toujours là après la débâcle

Mais il rencontrera face à lui une opposition politique très affaiblie. Les règlements de compte continuent à miner le Parti travailliste après sa défaite retentissante aux élections. Jeremy Corbyn a beau avoir accepté tardivement sa responsabilité dans cet échec, il veut rester à la tête du parti le temps de l’élection d’un nouveau dirigeant.

Un processus qui ne devrait pas être conclu avant le mois de mars 2020. Mais beaucoup de députés furieux exigent son départ avant. Jeremy Corbyn devait s’adresser à eux ce mardi soir à Westminster, un face à face qui s’annonçait déjà extrêmement houleux, potentiellement la réunion de tous les dangers pour un dirigeant désavoué à la fois par ses électeurs traditionnels et par ses propres députés.

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