Irlancde du Nord / Royaume-Uni

Boris Johnson en Irlande du Nord pour rencontrer le nouvel exécutif

Boris Johnson  à table avec la nouvelle Première ministre unioniste Arlene Foster (DUP) (d) et la vice-Première ministre républicaine Michelle O'Neill (Sinn Féin), (g) nommées samedi lors de la reprise des travaux de l'Assemblée.
Boris Johnson à table avec la nouvelle Première ministre unioniste Arlene Foster (DUP) (d) et la vice-Première ministre républicaine Michelle O'Neill (Sinn Féin), (g) nommées samedi lors de la reprise des travaux de l'Assemblée. Liam McBurney/Pool via REUTERS

En visite à Belfast pour marquer la réouverture du Parlement nord-irlandais de Stormont, Boris Johnson s’est félicité du retour de la dévolution dans la province britannique. Le Premier ministre a rencontré les nouvelles dirigeantes de l’Assemblée et son homologue Leo Varadkar venu de la République d’Irlande voisine. Reste pourtant un gros point d'interrogation : quel soutien financier Londres est-il prêt à apporter à la région ?

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Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

Après les discussions ardues qui ont abouti à l’accord conclu vendredi dernier entre les unionistes protestants et les républicains catholiques, la journée de lundi était surtout symbolique.

Les Premiers ministres britannique et irlandais ont fait le déplacement à Stormont pour écrire un nouveau chapitre de l’avenir de la province nord-irlandaise. Jamais avare de superlatifs, Boris Johnson a salué un « merveilleux compromis » trouvé entre le DUP et le Sinn Féin et fait vœu de les soutenir.

Le dirigeant a appelé les deux principaux partis à s’atteler à la tâche avec en priorité l’amélioration des services publics, notamment le secteur de la santé et les écoles.

Mais la grande question est de savoir combien d’argent le gouvernement de Londres va allouer à la province en souffrance depuis trois ans et depuis la crise déclenchée par l’effondrement de ses institutions.

Le chiffre de plus de 2 milliards d’euros circule pour amorcer la remise en état des services publics dans la région. Mais Boris Johnson s’est bien gardé de confirmer la somme, affirmant que ce n’était pas « simplement une question d’argent, mais de leadership ».

Néanmoins le nouvel exécutif de Stormont n’a aucunement l’intention de relâcher la pression et fera tout pour que le gouvernement britannique ne revienne pas sur ses promesses.

À lire aussi : Les Nord-Irlandais partagés sur l’accord conclu entre unionistes et républicains

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