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Espagne: critiqué pour ne pas recevoir Guaido, Pedro Sanchez se justifie

Pedro Sanchez est critiqué par l'opposition de droite qui le soupçonne de se soumettre à la position du leader de Podemos.
Pedro Sanchez est critiqué par l'opposition de droite qui le soupçonne de se soumettre à la position du leader de Podemos. PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Attaqué par son opposition pour ne pas recevoir ce samedi l'opposant vénézuélien Juan Guaido, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez s'est défendu en mettant en avant le « dialogue » nécessaire en vue de mettre fin à la crise au Venezuela.

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« C'est une crise complexe, qui exige le dialogue (...) La position du gouvernement espagnol a toujours été d'incarner, à travers les institutions européennes, une réponse passant par le dialogue » entre l'opposition et le régime de Nicolas Maduro, a déclaré Pedro Sanchez au cours d'une visite dans des zones touchées par la tempête Gloria qui a fait douze morts.

« Nous sommes un gouvernement qui a toujours soutenu l'opposition vénézuélienne et ce que nous voulons, c'est que des élections soient rapidement organisées au Venezuela », a ajouté le socialiste, rappelant que l'opposant Leopoldo Lopez était réfugié au sein de la résidence de l'ambassadeur d'Espagne à Caracas.

Alors qu'il avait été l'un des premiers dirigeants européens à reconnaître Juan Guaido en février 2019 comme président par intérim du Venezuela, Pedro Sanchez a déclenché une vive controverse en décidant de ne pas le rencontrer à Madrid ce samedi 25 janvier.

L'opposition de droite le soupçonne d'avoir changé son fusil d'épaule à cause de l'entrée dans son gouvernement de Podemos, la gauche radicale, dont le chef Pablo Iglesias a été longtemps proche du régime vénézuélien. Jeudi, Pablo Iglesias a qualifié Juan Guaido de « dirigeant très important de l'opposition vénézuélienne », sans le qualifier de président par intérim.

La controverse s'est amplifiée lorsque le ministre des Transports Jose Luis Abalos a reconnu avoir parlé lundi à l'aéroport de Madrid à Mme Delcy Rodriguez, le numéro deux du gouvernement de Nicolas Maduro, pourtant interdite d'entrée dans l'Union européenne. Il a cherché à « éviter une crise diplomatique et a réussi », a assuré Pedro Sanchez, faisant par de son « appui » total à son ministre et homme de confiance dont la droite exige la démission.

Juan Guaido, qui effectue une tournée en Europe où il a notamment rencontré le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Boris Johnson, il a été reçu par la ministre espagnole des Affaires étrangères Arancha Gonzalez.

(Avec AFP)

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