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Slovaquie: le parti anticorruption OLaNO donné en tête des législatives

Le leader du parti OLaNO, Igor Matovic, s'adresse à ses partisans, à Trnava, en Slovaquie, le 29 février 2020.
Le leader du parti OLaNO, Igor Matovic, s'adresse à ses partisans, à Trnava, en Slovaquie, le 29 février 2020. REUTERS/David W Cerny
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Slovaquie, les premières estimations publiées ce samedi 29 février donnent le parti libéral OLaNO vainqueur des élections législatives, devant le parti social-démocrate SMER de l'ancien Premier ministre Robert Fico.

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Avec notre correspondant à Bratislava, Alexis Rosenzweig

La défaite avait été annoncée, elle n’en est pas moins tragique pour Robert Fico. Un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote place sa formation en deuxième position des élections législatives, loin derrière le parti OLaNO d'Igor Matovic qui recueille 25,8 % des voix. Contrairement à ce que prévoyaient certains sondages, le parti xénophobe LSNS de Marian Kotleba reste quant à lui sous la barre des 10 %.

Robert Fico, qui a dominé la scène politique slovaque pendant de nombreuses années, a vu son nom et ceux de plusieurs collaborateurs mêlés à certains des plus grands scandales de corruption qu’a connus le pays depuis son adhésion à l’Union européenne en 2004. Mis en cause après l’assassinat du reporter d’investigation Jan Kuciak et de sa fiancée il y a deux ans, il avait dû laisser un proche le remplacer à la tête du gouvernement, mais conservait le pouvoir en coulisses. Cela semble désormais terminé après cette élection, qui fait écho à la victoire de l’avocate anti-corruption Zuzana Caputova à la présidentielle de l’année dernière.

Il appartient désormais à plusieurs partis libéraux de s’entendre pour former un gouvernement, avec sans doute à sa tête Igor Matovic, leader d’une formation hétéroclite qui a promis aux Slovaques de les débarrasser d’un « système mafieux ».

La campagne électorale a été marquée par le procès des assassins du jeune couple et les révélations sur l'ampleur du réseau politico-judiciaire du commanditaire présumé. Pendant cette campagne électorale, le chef d'OLaNO (acronyme slovaque de Gens ordinaires et personnalités indépendantes) n’avait pas hésité à se rendre en France, à Cannes, devant la villa luxueuse d’un ancien ministre de Robert Fico, pour coller sur la porte des affiches affirmant qu’il s’agissait du patrimoine de la Slovaquie puisque, selon lui, elle avait été « achetée avec de l’argent public détourné ».

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