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En mer Égée, Erdogan ordonne aux garde-côtes turcs de stopper les migrants

Des garde-côtes turcs aident des migrants à bord d'un bateau de fortune, après leur tentative échouée de traverser la mer Égée vers l'île grecque de Lesbos, près de Canakkale, le 6 mars 2020.
Des garde-côtes turcs aident des migrants à bord d'un bateau de fortune, après leur tentative échouée de traverser la mer Égée vers l'île grecque de Lesbos, près de Canakkale, le 6 mars 2020. REUTERS/Umit Bektas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Alors que des milliers de migrants tentent de franchir la frontière terrestre entre la Turquie et la Grèce, après la décision d’Ankara de ne plus les en empêcher, les garde-côtes turcs ont annoncé samedi 7 mars la fermeture de la frontière maritime. Le président Recep Tayyip Erdogan, attendu à Bruxelles, lundi 9 mars, a donné l’ordre d'empêcher les migrants de traverser la mer Égée.

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Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Dans une série de messages publiés sur son compte Twitter, le service des garde-côtes turcs fait donc une mise au point : « sur ordre » de Recep Tayyip Erdogan, tous les départs vers les côtes grecques seront stoppés en mer Égée. Le communiqué officiel invoque « les dangers » que cette traversée fait courir aux migrants.

Il précise toutefois que ces annonces ne changent rien « au principe consistant à ne pas intervenir pour empêcher les migrants de quitter la Turquie ». Cette semaine, déjà, le président turc avait laissé entendre que sa nouvelle politique de « portes ouvertes » concernait en priorité la frontière terrestre.

Le flux semble s'être tari

En réalité, le flux semble s’être tari ces derniers jours, face aux heurts à répétition avec les forces grecques.

Alors qu’il doit se rendre à Bruxelles lundi 9 mars, le président turc pourrait vouloir se ménager une marge de négociation avec les dirigeants européens. La présidence turque précise qu’il entend notamment discuter d’une « mise à jour de l’Union douanière » entre la Turquie et l’UE et « de l’ouverture de nouveaux chapitres des négociations d’adhésion ». Autant de promesses sans lendemain qui figuraient dans le pacte migratoire signé en 2016, et que Recep Tayyip Erdogan espère peut-être encore voir se concrétiser.

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