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Coronavirus: les Italiens exhortés à respecter les règles de sécurité

Désormais, quinze millions d'Italiens sont soumis à un régime très strict de confinement.
Désormais, quinze millions d'Italiens sont soumis à un régime très strict de confinement. Marzio Toniolo/via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les journaux italiens reviennent une nouvelle fois ce lundi 9 mars au matin sur l’ampleur sanitaire de l’épidémie de coronavirus et l’importance de respecter les règles pour éviter sa propagation.

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Plusieurs journaux comme La Stampa, le grand quotidien turinois, reprennent cet appel lancé par Walter Ricciardi, conseiller du ministère de la Santé : « Italiens, restez chez vous ! » Il ne cache pas sa colère devant ces milliers d’Italiens qui sont allés à la plage dimanche. Ils ne vivent certes pas dans les zones confinées du nord du pays, mais les consignes sont claires pour tous les Italiens : éviter la foule.

Dans le Huffington Post italien, le même professeur n’hésite pas à parler d’un « état de guerre » dans lequel le pays est entré. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #Iorestoacasa (« Je reste à la maison ») est devenu viral.

Des amendes pour les contrevenants

Le mot d’ordre, souligne La Repubblica, est de respecter les règles de quarantaine. Le grand quotidien de centre gauche rappelle les règles mises en place par le ministère de l’Intérieur : davantage de contrôles dans les gares ou aéroports, mais aussi des amendes pour ceux qui enfreignent ces règles.

Sur les chaînes d'information, les autorités ont multiplié les messages : le ministre de la Santé, Roberto Speranza, a rappelé sur Rai 3 qu’on ne jouait pas avec les règles en matière de santé dans une crise de cette ampleur.

La presse revient aussi sur un autre effet collatéral de cette crise sanitaire : les tensions dans les prisons. Le Corriere della Sera raconte, par exemple, ces mutineries dans plusieurs prisons du pays, notamment à Modène où la crainte de ce qui se passe à l’extérieur a provoqué une grande nervosité des prisonniers. « La peur, quand on ne peut rien faire, se transforme en colère et parfois en rage », écrit le journal.

Les gens réagissent de manière responsable. (...) il y a une espèce de résignation aussi bien sûr, mais les gens ont peur et suivent les directives du gouvernement.

Écouter le témoignage du journaliste Gaetano Gasparini, qui réside à Piacenza, chef-lieu de la province d'Emilie Romagne, ville située à seulement 15 km de la Lombardie, le premier foyer de l'épidémie de coronavirus en Italie

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