Coronavirus: le Portugal s’organise aussi face à l'épidémie

Lisbonne et le pont du 25-Avril. (Image d'illustration)
Lisbonne et le pont du 25-Avril. (Image d'illustration) RFI / Béatrice Léveillé

Comme dans plusieurs pays européens, le Portugal s’organise face à l’épidémie de coronavirus. Lundi 16 mars, le premier décès lié à l’épidémie a été constaté. Comme en France, les écoles sont fermées et les salariés sont incités à rester le plus possible chez eux. Mais le confinement général n’a pas encore été décrété.

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Jeudi 12 mars, le Portugal avait décrété l’état d’alerte. Le premier niveau d’un processus qui pourrait, comme en France, passer au stade 3 dès ce mercredi 18 mars. Pour des raisons encore mal explicitées, cette décision, qui relève du président de la République, a été différée.  Mais le Parlement pourrait anticiper la décision. Pour le moment, les mesures annoncées par le gouvernement couvrent presque 80% des situations possibles.

Plus d’école et du télétravail

Les établissements scolaires sont fermés depuis lundi et les travailleurs sont autorisés à rester chez eux. Ils devraient percevoir les deux tiers de leur salaire après avoir changé temporairement le Code du travail pour appliquer cette mesure. Jusqu'à nouvel ordre, les transports publics fonctionnent, mais l’inquiétude augmente chez les personnels qui ne disposent pas de matériel suffisant pour imposer les barrières d’hygiène.

Les Premiers ministres portugais et espagnols se sont concertés par visioconférence dimanche dernier pour se coordonner. Les deux pays voisin ont décidé de rétablir les frontières terrestres entre eux. Seuls neuf points de passage sont possibles pour les travailleurs et pour le transport des marchandises. Le Portugal, qui est situé à l’extrémité de l’Europe de l’Ouest, dépend en grande partie de la route pour son approvisionnement. Mais d’ores et déjà, les touristes ne peuvent plus entrer au Portugal par la route.

Quant aux aéroports, tout n’est pas totalement réglé. Les contrôles ont été renforcés sur le continent mais également à l’aéroport de Madère, l’île située dans l’océan Atlantique où le coronavirus a fini par arriver avec un premier cas.

On entonne l’hymne national à sa fenêtre

Comme partout, la crainte et l’espérance se mêlent. Le soir, les Portugais ouvrent leurs fenêtres, tapent dans leurs mains ou sur des casseroles.  Ils entonnent l’hymne national et « Grândola, Vila Morena »,  la chanson associée à la Révolution des œillets et à la restauration de la démocratie au Portugal.

Au Portugal, le premier cas de coronavirus a été détecté tardivement. Début mars, l’écrivain chilien Luis Sepulveda venait participer à un festival littéraire dans le nord du Portugal. Il a été diagnostiqué à son retour en Espagne où il vit. Ensuite, il s’est passé du temps avant que d’autres cas ne surgissent, et les Portugais ont cru un temps être épargnés. Le nombre d’infections détectées s’accélère depuis quelques jours. Les autorités craignent que cela ne dure jusqu’à fin avril. Le Portugal a enregistré son premier décès par coronavirus le lundi 16 mars.

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