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Grèce: les autorités imposent le confinement des camps de demandeurs d'asile

Des réfugiés traversent le camp de Moria, sur l'île de Lesbos en Grèce, le 13 décembre 2019.
Des réfugiés traversent le camp de Moria, sur l'île de Lesbos en Grèce, le 13 décembre 2019. REUTERS/Giorgos Moutafis
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Grèce, où le pays vit au ralenti en raison des mesures restrictives liées à la pandémie du coronavirus, le gouvernement a décidé le confinement des camps de demandeurs d’asile des îles de la mer Égée. Un confinement prévu au départ pour une durée minimale de deux semaines et qui concerne au total près de 40 000 personnes sur cinq iles voisines de la Turquie, dont celles de Lesbos.

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Avec notre correspondant à Athènes, Joël Bronner

Les mesures de confinement ne risquent pas d’arranger le sentiment d’abandon des demandeurs d’asile de la mer Égée. De nombreux observateurs, ONG en tête, redoutaient d’ailleurs les conséquences possibles de la pandémie de coronavirus sur leurs conditions de vie déjà catastrophiques.

Éviter la diffusion du coronavirus

La semaine dernière, Médecins sans frontières (MSF) appelait ainsi le gouvernement grec à immédiatement évacuer l’ensemble de ces camps, à Lesbos, Samos, Chios, Kos et Levros, pour éviter une diffusion rapide du virus au sein de ces populations.

Dans et autour de ces camps surpeuplés, les conditions d’hygiène sont en effet déplorables. Ainsi, les gestes recommandés, comme se laver les mains régulièrement, n’ont guère de sens quand, comme le souligne MSF, certaines parties du camp de Moria – le plus grand d’Europe – ne comptent qu’un seul robinet pour 1 300 personnes. Sans parler de l’intense promiscuité qui y est la norme.

Sorties découragées

À présent, les activités au sein des camps de réfugiés sont donc suspendues et plus aucune personne extérieure autorisée. Les sorties vers les rares commerces encore ouverts - à l’image des pharmacies et des supermarchés – sont, elles, officiellement découragées. Une solution qui parait difficilement tenable et qui laisse craindre l’éruption de nouvelles violences.

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